Zone Temporaire Noétique

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Catégorie : Lus

L’Anomalie d’Hervé Le Tellier

«Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension.»
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

Souvenirs d’un révolutionnaire, de juin 1848 à la Commune de Gustave Lefrançais

Jeune instituteur sur les barricades en juin 1848, premier président élu de la Commune de Paris en mars 1871, la trajectoire révolutionnaire de Lefrançais est fulgurante. Dans ces « Souvenirs », on le suit de prisons en exils, de meetings en batailles sanglantes, on participe à ses enthousiasmes, à ses détestations. Souvent drôle, toujours modeste, toujours clairvoyant, Lefrançais est un étonnant mémorialiste. Communiste, il n’a que mépris pour les socialistes à la Louis Blanc. Libertaire, il fait partie de la minorité de la Commune, opposée aux tendances autoritaires d’une majorité jacobine-blanquiste. Élu député du IVe arrondissement, il manque démissionner (« Je ne reconnaîtrai jamais aucune validité au suffrage universel, tant qu’il se manifestera au moyen d’un scrutin secret »). Lefrançais est notre ami, notre contemporain. Comme l’écrit Daniel Bensaïd dans sa présentation, « On est à mille lieux de la République prêtre, de la République pionne, de la République d’ordre, disciplinaire et inégalitaire ; à mille lieux d’une gauche servile aux possédants, de ses reniements et de ses renégations ; de ses révérences et de ses génuflexions. Avec Lefrançais, on est en bonne compagnie. »

Faut-il manger des animaux de Jonathan Safran Foer

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ? Convoquant souvenirs d’enfance et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer se lance dans une vaste enquête. Entre une expédition dans un abattoir et une recherche sur les dangers du lisier de porc, l’auteur explore tous les degrés de l’abomination contemporaine. Un livre choquant, drôle et inattendu qui a déjà suscité passions et polémiques.

Né en 1977, Jonathan Safran Foer est l’un des auteurs américains les plus doués de sa génération. Ses livres sont des événements littéraires internationaux. Tous ses ouvrages sont disponibles en Points.

« En bon romancier, Safran Foer sait faire ressortir les images les plus saisissantes, solliciter les émotions de son lecteur, conduire une enquête comme un véritable récit. »

Essais d’Henry D. Thoreau

La publication du présent recueil d’essais, aux thématiques très diverses, met pour la première fois à la disposition du lecteur français du début du XXIe siècle la variété des intérêts de Thoreau. Elle donne à voir l’évolution de sa pensée, son déplacement entre nature et société. Il faut entendre sa passion pour la nature, son refus d’adopter un comportement moutonnier, accueillir le questionnement qui est au cœur de sa résistance : peut-on subordonner la liberté à des considérations économiques ? La loi de la majorité est-elle démocratique et souhaitable ? La loi rend-elle nécessairement juste ? L’individu seul peut-il favoriser l’avènement de la justice ? Comment ne jamais abandonner sa conscience ?

La magie du rangement de Marie Kondo

Mettre de l’ordre dans votre intérieur afin d’améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s’agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde.
Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l’on a fait du tri. Dans cet essai pratique déjà best-seller, l’auteur nous explique simplement, mais fermement, d’oublier nos bonnes vieilles habitudes : passer une journée par an à tout jeter ne sert à rien ! S’attaquer à chaque pièce l’une après l’autre non plus… En procédant ainsi, dans quelques jours, vous nagerez de nouveau en plein désordre.
Le rangement doit être un moment privilégié. Et chaque objet qui nous entoure doit nous procurer de la joie. Vraiment. Si ce n’est pas le cas, alors il faut s’en débarrasser. Tout de suite. Vous voulez en savoir plus? Entrez dans le monde magique du rangement, et attendez-vous à quelques surprises, car lorsqu’on y voit clair, notre regard sur la vie change…

Recyclage, le grand enfumage de Flore Berlingen

Dans un contexte de surconsommation des ressources et d’explosion de la quantité de nos déchets, le recyclage apparaît telle la panacée face à l’hérésie de la mise en décharge ou de l’incinération. Nous voudrions croire aux vertus d’un système qui nous permettrait de continuer à consommer « comme si de rien n’était », en faisant juste l’effort de trier. Les campagnes de communication émanant d’acteurs publics ou privés entretiennent ce mirage, en faisant l’impasse sur les limites du recyclage.

Observatrice privilégiée de la gestion des déchets, Flore Berlingen décrypte les promesses de cette économie faussement circulaire, qui entretient le mythe de produits recyclables à l’infini. Elle démontre comment ses caractéristiques, dans la lignée du productivisme et du capitalisme, contribuent à perpétuer l’utilisation du jetable.

À l’heure où la crise sanitaire du Covid-19 favorise un retour en force des produits à usage unique, menaçant les timides avancées de ces dernières années, n’est-il pas urgent de réfléchir au modèle industrialo-économique que nous souhaitons voir advenir ? De rééquilibrer les efforts, moyens et financements investis en faveur d’une gestion des ressources véritablement pérenne ?

La Colombienne de Wojciech Chmielarz

La Colombie, en plein été. Un groupe de Polonais choisis pour tourner une publicité Coca-Cola passe des vacances dans un hôtel de luxe au bord de l’océan, tous frais payés. Mais le séjour vire au cauchemar : la pub est annulée, et la facture est salée. Pour rembourser leur dette et récupérer leur passeport, les touristes se voient proposer par les Colombiens une offre difficile à refuser… À Varsovie, le corps d’un homme qui travaillait pour un fonds d’investissement est retrouvé suspendu au pont de Gdask – éventré, les mains liées dans le dos. L’inspecteur Mortka, chargé de l’enquête, flaire rapidement une sale histoire de blanchiment d’argent où se mêlent crime organisé, trafics et introductions en Bourse. Sans oublier la vengeance, un plat qui se mange froid en Colombie comme en Pologne…
Un roman multifacette grâce auquel se dévoile un état des lieux (politique, social, psychologique), tout en divertissant. Le nouveau roi du noir à l’Est. Le Monde.

La vraie vie est ici, voyager encore ? de Rodolphe Christin

Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

Alarme citoyens ! Sinon, aux larmes ! d’André-Yves Portnoff & Hervé Sérieyx

« Les auteurs ouvrent des voies pour la pensée et l’action qui, elles-mêmes, pourraient et devraient confluer en une voie de Salut. Que ce livre tonifie ses lecteurs comme il m’a tonifié ! » Edgar Morin

Les recettes du progrès de l’humanité ne se trouvent ni dans la Silicon Valley et ses messages aberrants, exaltant la supériorité de la machine sur l’homme ; ni auprès des myopes avides qui croient pouvoir s’enrichir indéfiniment en méprisant les hommes et l’environnement. Inspirons-nous de la Venise d’il y a cinq siècles. Venus des quatre coins de l’Europe, des hommes libres y ont réuni leurs différences et leurs talents pour inventer le livre et l’édition modernes. Ils ont déclenché l’accélération des échanges d’idées et de connaissances à l’origine des révolutions scientifiques, industrielles, politiques. Sans cela, nous ne connaîtrions ni la démocratie, ni Internet. Reconstruisons les conditions de cette rupture historique : Venise était le pays européen le plus ouvert au monde, en avance pour la liberté de pensée, la culture des dirigeants, la répression de la corruption. Ce Manifeste prouve, exemples à l’appui, que tous nous pouvons contribuer à un développement qualitatif, fondé sur l’intelligence collective, le respect de chacun, du Bien commun et de l’environnement. Ne jouons pas en solo, n’attendons pas tout de nos dirigeants, mettons-les face à leurs responsabilités.

Pour nous asservir, des intérêts économiques, politiques, idéologiques exploitent, manipulent le numérique. Usons de ces mêmes technologies pour préserver nos différences et construire notre Renaissance. Ensemble transformons l’Éducation, réduisons l’exclusion ; développons des entreprises, une conception du travail et une Société conformes à nos valeurs, aux exigences de l’environnement, de l’avenir. Cette mobilisation, en particulier dans différents bassins de vie, a commencé. Amplifions-la. Sans elle, se succéderont les catastrophes ! Là où nous vivons, soyons les acteurs de première ligne des nécessaires évolutions. Il n’est que temps. Grand temps ! Alarme, citoyens !

Haute voltige d’Ingrid Astier

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«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi?»Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache… Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours. De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?