Zone Temporaire Noétique

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Jancovici – Klein : « L’importance de la connaissance sur les enjeux climat »

1h30 – Etienne Klein

le progrès a perdu sa majuscule apres la seconde guerre mondiale. 1980 décroissance et apparait un mot ancien qui est le mot innovation qui monte. le croisement de la rencontre du mot innovation et progrès se fait en 2003 et la disparition du mot progrès dans les discours publics se produit entre le quinquennat de 2007 et 2012.

Le progrès s’est modernisé par le mot innovation, on pourrait dire cela. Mais c’est faux, le mot innovation est plus ancien que le mot progrès. (…) la rhétorique de l’innovation contredit la rhétorique du progrès. On peut le dire en une phrase : la rhétorique du progrès suppose que le temps qui passe est constructeur et il est complice de notre liberté et de notre volonté. Il est notre allié.

La rhétorique de l’innovation est totale différente : on dit que l’on est soumis à tout type de défis : climatique, vieillissement de la population, etc… et nous avons compris que nous ne pourrons relever ces défis dont la gravité augmente en fonction du temps qui passe que par l’innovation. Donc l’innovation est un principe de conservation qui est destiné à palier les effets corrupteurs du temps qui passent. Donc vous voyez que la rhétorique de l’innovation s’appuie sur l’idée d’un temps corrupteur et non pas constructeur.

1h46 – Etienne Klein

le verbe Débattre est un vieux mot de la langue française qui date du XIIe siècle qui veut dire quoi ? ce qu’il faut faire pour ne pas avoir à se battre. Débattre est le contraire de se combattre. cela veut dire argumenter, discuter ensemble, pratiquer une politesse de l’esprit, refuser les arguments d’autorité, cela prend un temps fou et c’est parfois emmerdant. On préfère nous les débats au sens moderne du terme, c’est les disputes entre deux personnes dont on connait les positions opposées et dont on organise les confrontations.

Carte blanche à Bernard Noël

Avec Bernard Noël, Jean-Luc Bayard, Léonard Novarina-Parant, Jean-Luc Parant, Laurine Rousselet, Esther Tellermann & autres invités

Né en 1930, Bernard Noël signe son premier livre Les Yeux chimères, en 1953 et en 1958, Extraits du corps. Ce n’est que dix ans plus tard qu’il publie son troisième ouvrage, La Face de silence. La publication de ces poèmes lui ouvre alors les portes de l’édition où il travaille comme lecteur, correcteur et traducteur. À partir de 1971, Bernard Noël prend la décision de se consacrer entièrement à l’écriture. Il compose ainsi une œuvre majeure, où s’exprime une révolte contre toute tentative de “sensure” – œuvre couronnée du Prix National de la Poésie en 1992, du Prix Max Jacob en 2005, du prix international de poésie Gabriele d’Annunzio.

Salué par Aragon, Mandiargues et Blanchot, son œuvre, immense par son engagement et son exigence, compte près d’une centaine de titres (dont Le Château de Cène, roman érotique qui lui vaut d’être l’un des derniers écrivains français à subir un procès pour outrage aux bonnes mœurs), ainsi que de très nombreux livres d’artistes. Dans le cadre de la Périphérie du 36e Marché de la Poésie À lire – Bernard Noël, Le poème des morts, Fata Morgana, 2017 – La Place de l’autre, Œuvres III, P.O.L., rééd. 2013 – Comédieintime, Œuvres IV, P.O.L., rééd. 2015.

Charlotte Brives est anthropologue des sciences et de la santé

Charlotte Brives est anthropologue des sciences et de la santé, Chargée de recherches au CNRS. Ses recherches portent sur les multiples utilisations des phages, qui sont des virus tueurs de bactéries.

Lisez cette tribune. Au fondement des difficultés que nous rencontrons aujourd’hui face à l’épidémie de COVID-19, il y a une imprécision, une étroitesse de vue, qui tiennent à l’appréhension unitaire aussi bien des virus eux-mêmes que des conséquences induites par l’irruption dans les sociétés humaines de ceux d’entre eux qui sont pathogènes.

À l’ère de la surveillance numérique

Avec l’Affaire Snowden, le scandale Cambridge Analytica, ou encore les révélations des Spy Files par Wikileaks, j’ai pris conscience que mes activités sur internet étaient surveillées. J’ai beau le savoir, je ne fais pas grand-chose pour l’éviter. Dans ma tête, c’est comme si c’était le prix à payer pour aller sur internet. Je continue à poster mes coups de gueule sur Facebook, je consulte Twitter plusieurs fois par jour, je commande des pizzas sur internet et je fais des milliers de recherches sur google. Mais à cause de l’épidémie de Covid19, quasiment toute ma vie, sociale et professionnelle, passe par mon ordinateur ou mon smartphone. Depuis le premier confinement, les questions se bousculent dans ma tête sans que j’arrive à les ignorer : que sont les données numériques ? Que révèlent-elles sur moi ? Qui les surveille et à quoi peuvent-elles servir ? Dans quelle mesure cette surveillance numérique est-elle problématique ? J’ai donc retroussé mes manches et, armé de mes livres, mon micro et mon clavier, j’ai décidé de mener l’enquête pour comprendre ce qu’il en était.

Une série documentaire d’Antoine Tricot, réalisée par Rafik Zenine sur France Culture

Épisode 1 :
Le capitalisme de surveillance
Le 29/03/2021
Smartphone, Sites Web, Objets connectés, tous récoltent des données sur ma vie privée. Mais à qui et à quoi ces données servent-elles ? Et finalement cette…

Épisode 2 :
Géopolitique de la surveillance numérique
Le 30/03/2021
Depuis quelques temps, je regarde mon portable Huawei d’un œil soucieux. Et si les services secrets chinois s’en servaient pour m’espionner ? Ou bien les…

Épisode 3 :
Dans les allées de la safe city
Le 31/03/2021
Même lorsque je n’utilise pas mon smartphone ou mon ordinateur, mon visage, ma démarche, mes déplacements sont scrutés par des caméras intelligentes qui…

Épisode 4 :
Échapper à la surveillance
Le 01/04/2021
Un maquillage anti-reconnaissance faciale, une technique de camouflage pour mes recherches sur le web, une formation en chiffrement de données, je ne recule…

La commune de Paris

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 260x348_jlr-caricature-13.jpg.

La Commune de Paris de mars à mai 1871, c’est un programme politique révolutionnaire qui nous questionne encore mais c’est aussi une guerre civile, un de ces moments de l’histoire dont les nations rejettent le souvenir pour oublier qu’ici on s’est entretué sur ce que devait être l’avenir commun sous le régime tant attendu de la République en France.

La commune n’est pas morte, elle bouge encore, d’autant plus ces dernières années où on l’a vue citée aux quatre coins du monde, de Paris à Oakland en passant par les ronds-points des Gilets Jaunes et le bateau de sauvetage des réfugiés en Méditerranée de l’artiste Banksy.

Qu’est-ce donc que la Commune ? Lorsqu’on évoque ces 72 jours on pense à Louise Michel, à Eugène Varlin, à Courbet et son dilemme : peindre ou faire la révolution. Il y a aussi ses barricades, l’incendie des Tuileries, l’air un peu fané du Temps des cerises et la plaque du cimetière du Père Lachaise sur le Mur des Fédérés.

Une série documentaire de Anaïs Kien, réalisée par Somany Na

La Commune de Paris, dernière révolution avant la République (4 épisodes)

Barbara Stiegler

Barbara Stiegler vous présente son ouvrage « De la démocratie en pandémie : santé, recherche, éducation » aux éditions Gallimard. Entretien avec Pierre Coutelle.

Dans son éditorial du 26 septembre 2020, RichardHorton, le rédacteur en chef de la prestigieuse revue Lancet, nous invite à ne plus considérer l’épidémie de Covid-19 comme une pandémie mais plutôt comme une syndémie, c’est-à-dire la rencontre entre une maladie virale provoquée par le Sars-Cov2 et un ensemble de pathologies chroniques, telles que l’hypertension, l’obésité, le diabète, les troubles cardio-vasculaires, le cancer… C’est munis de cette focale élargie, de ce nouveau prisme Covid-19 qu’une chercheuse et deux chercheurs nous proposent, avec Pandémo-politique (La Découverte) de méticuleusement observer la santé afin de mieux la réinventer ensemble. Jean-Paul Gaudillière, Caroline Izambert et Pierre-André Juven sont cette semaine les invités de La Suite dans les Idées. Ils seront rejoints en seconde partie par le photographe Antoine d’Agata qui s’est lui aussi muni d’autres focales, thermiques, pour saisir ce que le virus a fait à l’hôpital et dans les rues.

Source France Culture

20 ans de démission

Alors que les Français se retrouvent plongés dans la réalité d’un climat qui change et qu’ils manifestent leurs craintes, l’émergence d’un plan politique concret se fait toujours attendre… Comment interpréter une telle ignorance ou un tel désintérêt ?

Canicules historiques, sécheresses à répétition et inondations : cette fin de décennie aura été marquée par une série d’évènements extrêmes plongeant la France dans la réalité des dérèglements climatiques. Elle aura aussi été marquée par l’émergence de mouvements de citoyens conscients des enjeux et inquiets pour leur avenir.

Dans cet essai Cyrille Cormier se penche sur l’attitude de la France, et en particulier de ses quatre derniers dirigeants, face à la crise climatique globale. ll raconte, étapes par étapes, comment l’État esquive la question climatique depuis 20 ans. Comment expliquer cette démission permanente ?

Ecoutez l’émission