Zone Temporaire Noétique

Menu

Auteur/autrice : notaz

Walden 2 de B. F. Skinner

Walden 2, communauté expérimentale est un ouvrage original, mi-roman, mi-conte philosophique, écrit en 1945, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et publié en 1948. Skinner choisit la fiction pour nous décrire une utopie communautaire réglée par les principes du comportementalisme. Un groupe d’un millier de personnes va tenter de vivre et de résoudre ses problèmes par le moyen de l’approche comportementale. C’est un clin d’œil à D. H. Thoreau, auteur de Walden, écrivain et penseur de l’immigration américaine, pionnier de la lutte contre l’esclavage.

Dans ce livre, Skinner expose son postulat : aucun gouvernement, aucune révolution ne peut rendre l’homme heureux ni le forcer à l’être. Les conditions du milieu étant en perpétuelle évolution, elles sont à réajuster sans cesse. Il propose donc une vision politique, un contre-pouvoir issu de sa théorie : les dirigeants devraient être soumis aux conséquences de leurs actes et différents comportements doivent être développés : partage, coopération, pacifisme, égalitarisme… Une expérimentation sociale qui fut même appliquée dès les années 1950 dans divers lieux, toujours en vigueur au Mexique dans la communauté des Horcornes, fondée par des psychologues mexicains.

Conte philosophique, Walden 2 nous éclaire sur les dysfonctionnements de nos systèmes politiques actuels.

La supercherie du télétravail de Christian Gauffer

Cet ouvrage est en décalage avec le discours ambiant. Une forme de saillie dans l’air du temps provoquant un inconfort pour le lecteur. Il pose de nombreuses questions, nous poussant à réfléchir, que l’on soit d’accord ou pas avec le point de vue engagé qui y est exposé. Supercherie, tromperie, escroquerie, chacun pourra se faire son opinion. Le regard d’un psychanalyste sur ce sujet d’actualité peut être surprenant, mais son approche est décapée par l’écoute de la souffrance des patients. Dans un effet de caisse de résonance et de dévoilement, il distingue les enjeux formels du télétravail des enjeux véritables, en redonnant au travail sa pleine dimension politique.

Contre les élections de David Van Reybrouck

Notre démocratie représentative est aujourd’hui dans une impasse. Sa légitimité vacille : de moins en moins de gens vont voter, les électeurs font des choix capricieux, le nombre d’adhérents des partis politiques est en baisse. En outre, l’efficacité de la démocratie est violemment mise à mal : toute action énergique de l’exécutif devient problématique, les hommes politiques adaptent de plus en plus leurs stratégies en fonction des échéances électorales.

Cet état de fait, David Van Reybrouck l’appelle « le syndrome de fatigue démocratique » et il s’interroge sur les moyens de concrets d’y remédier. Suivant les travaux récents de politologues renommés, il préconise de remettre à l’honneur un grand principe de démocratie qui a connu son apogée dans l’Athènes classique : celui du tirage au sort.

Au fil d’un exposé fervent et rigoureux, David Van Reybrouck démontre combien ce principe de tirage au sort pourrait être efficace pour donner un nouvel élan à nos démocraties essouflées. Car il s’agirait bien, en associant des citoyens représentatifs de toutes les strates professionelles et sociales, de rendre au peuple les moyens d’agir sur ce qui le concerne au premier chef.

La commune de Paris

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 260x348_jlr-caricature-13.jpg.

La Commune de Paris de mars à mai 1871, c’est un programme politique révolutionnaire qui nous questionne encore mais c’est aussi une guerre civile, un de ces moments de l’histoire dont les nations rejettent le souvenir pour oublier qu’ici on s’est entretué sur ce que devait être l’avenir commun sous le régime tant attendu de la République en France.

La commune n’est pas morte, elle bouge encore, d’autant plus ces dernières années où on l’a vue citée aux quatre coins du monde, de Paris à Oakland en passant par les ronds-points des Gilets Jaunes et le bateau de sauvetage des réfugiés en Méditerranée de l’artiste Banksy.

Qu’est-ce donc que la Commune ? Lorsqu’on évoque ces 72 jours on pense à Louise Michel, à Eugène Varlin, à Courbet et son dilemme : peindre ou faire la révolution. Il y a aussi ses barricades, l’incendie des Tuileries, l’air un peu fané du Temps des cerises et la plaque du cimetière du Père Lachaise sur le Mur des Fédérés.

Une série documentaire de Anaïs Kien, réalisée par Somany Na

La Commune de Paris, dernière révolution avant la République (4 épisodes)

L’Anomalie d’Hervé Le Tellier

«Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension.»
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

Souvenirs d’un révolutionnaire, de juin 1848 à la Commune de Gustave Lefrançais

Jeune instituteur sur les barricades en juin 1848, premier président élu de la Commune de Paris en mars 1871, la trajectoire révolutionnaire de Lefrançais est fulgurante. Dans ces « Souvenirs », on le suit de prisons en exils, de meetings en batailles sanglantes, on participe à ses enthousiasmes, à ses détestations. Souvent drôle, toujours modeste, toujours clairvoyant, Lefrançais est un étonnant mémorialiste. Communiste, il n’a que mépris pour les socialistes à la Louis Blanc. Libertaire, il fait partie de la minorité de la Commune, opposée aux tendances autoritaires d’une majorité jacobine-blanquiste. Élu député du IVe arrondissement, il manque démissionner (« Je ne reconnaîtrai jamais aucune validité au suffrage universel, tant qu’il se manifestera au moyen d’un scrutin secret »). Lefrançais est notre ami, notre contemporain. Comme l’écrit Daniel Bensaïd dans sa présentation, « On est à mille lieux de la République prêtre, de la République pionne, de la République d’ordre, disciplinaire et inégalitaire ; à mille lieux d’une gauche servile aux possédants, de ses reniements et de ses renégations ; de ses révérences et de ses génuflexions. Avec Lefrançais, on est en bonne compagnie. »

Faut-il manger des animaux de Jonathan Safran Foer

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ? Convoquant souvenirs d’enfance et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer se lance dans une vaste enquête. Entre une expédition dans un abattoir et une recherche sur les dangers du lisier de porc, l’auteur explore tous les degrés de l’abomination contemporaine. Un livre choquant, drôle et inattendu qui a déjà suscité passions et polémiques.

Né en 1977, Jonathan Safran Foer est l’un des auteurs américains les plus doués de sa génération. Ses livres sont des événements littéraires internationaux. Tous ses ouvrages sont disponibles en Points.

« En bon romancier, Safran Foer sait faire ressortir les images les plus saisissantes, solliciter les émotions de son lecteur, conduire une enquête comme un véritable récit. »

Essais d’Henry D. Thoreau

La publication du présent recueil d’essais, aux thématiques très diverses, met pour la première fois à la disposition du lecteur français du début du XXIe siècle la variété des intérêts de Thoreau. Elle donne à voir l’évolution de sa pensée, son déplacement entre nature et société. Il faut entendre sa passion pour la nature, son refus d’adopter un comportement moutonnier, accueillir le questionnement qui est au cœur de sa résistance : peut-on subordonner la liberté à des considérations économiques ? La loi de la majorité est-elle démocratique et souhaitable ? La loi rend-elle nécessairement juste ? L’individu seul peut-il favoriser l’avènement de la justice ? Comment ne jamais abandonner sa conscience ?

La magie du rangement de Marie Kondo

Mettre de l’ordre dans votre intérieur afin d’améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s’agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde.
Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l’on a fait du tri. Dans cet essai pratique déjà best-seller, l’auteur nous explique simplement, mais fermement, d’oublier nos bonnes vieilles habitudes : passer une journée par an à tout jeter ne sert à rien ! S’attaquer à chaque pièce l’une après l’autre non plus… En procédant ainsi, dans quelques jours, vous nagerez de nouveau en plein désordre.
Le rangement doit être un moment privilégié. Et chaque objet qui nous entoure doit nous procurer de la joie. Vraiment. Si ce n’est pas le cas, alors il faut s’en débarrasser. Tout de suite. Vous voulez en savoir plus? Entrez dans le monde magique du rangement, et attendez-vous à quelques surprises, car lorsqu’on y voit clair, notre regard sur la vie change…