Zone Temporaire Noétique

Menu

Alarme citoyens ! Sinon, aux larmes ! d’André-Yves Portnoff & Hervé Sérieyx

« Les auteurs ouvrent des voies pour la pensée et l’action qui, elles-mêmes, pourraient et devraient confluer en une voie de Salut. Que ce livre tonifie ses lecteurs comme il m’a tonifié ! » Edgar Morin

Les recettes du progrès de l’humanité ne se trouvent ni dans la Silicon Valley et ses messages aberrants, exaltant la supériorité de la machine sur l’homme ; ni auprès des myopes avides qui croient pouvoir s’enrichir indéfiniment en méprisant les hommes et l’environnement. Inspirons-nous de la Venise d’il y a cinq siècles. Venus des quatre coins de l’Europe, des hommes libres y ont réuni leurs différences et leurs talents pour inventer le livre et l’édition modernes. Ils ont déclenché l’accélération des échanges d’idées et de connaissances à l’origine des révolutions scientifiques, industrielles, politiques. Sans cela, nous ne connaîtrions ni la démocratie, ni Internet. Reconstruisons les conditions de cette rupture historique : Venise était le pays européen le plus ouvert au monde, en avance pour la liberté de pensée, la culture des dirigeants, la répression de la corruption. Ce Manifeste prouve, exemples à l’appui, que tous nous pouvons contribuer à un développement qualitatif, fondé sur l’intelligence collective, le respect de chacun, du Bien commun et de l’environnement. Ne jouons pas en solo, n’attendons pas tout de nos dirigeants, mettons-les face à leurs responsabilités.

Pour nous asservir, des intérêts économiques, politiques, idéologiques exploitent, manipulent le numérique. Usons de ces mêmes technologies pour préserver nos différences et construire notre Renaissance. Ensemble transformons l’Éducation, réduisons l’exclusion ; développons des entreprises, une conception du travail et une Société conformes à nos valeurs, aux exigences de l’environnement, de l’avenir. Cette mobilisation, en particulier dans différents bassins de vie, a commencé. Amplifions-la. Sans elle, se succéderont les catastrophes ! Là où nous vivons, soyons les acteurs de première ligne des nécessaires évolutions. Il n’est que temps. Grand temps ! Alarme, citoyens !

Haute voltige d’Ingrid Astier

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est product_9782070147939_195x320.jpg.

«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi?»Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache… Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours. De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

De la philosophie antique de Pierre Hadot

“Dans toutes les écoles, seront ainsi pratiqués des exercices destinés à assurer le progrès spirituel vers l’état idéal de la sagesse, des exercices de la raison qui seront, pour l’âme, analogues à l’entraînement de l’athlète ou aux pratiques d’une cure médicale. D’une manière générale, ils consistent surtout dans le contrôle de soi et dans la méditation. Le contrôle de soi est fondamentalement attention à soi-même : vigilance tendue dans le stoïcisme, renoncement aux désirs superflus dans l’épicurisme.”
Dans cette leçon inaugurale de la chaire d’histoire de la pensée hellénistique et romaine professée au Collège de France, Pierre Hadot expose la démarche qui préside à l’ensemble de ses travaux et développe l’une de ses idées directrices : la philosophie antique n’était pas un ensemble de connaissances à assimiler, mais une pratique de transformation de soi-même, une initiation.

L’âge du capitalisme de surveillance de Shoshana Zuboff

Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes… jusqu’à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place – à des fins strictement lucratives.

Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d’un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d’une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.

Il est urgent de développer des outils pour appréhender cette situation « sans précédent » et provoquer une prise de conscience internationale. Unanimement salué par la presse, L’Âge du capitalisme de surveillance est un appel à la résistance.

A night at the garden

“As chilling and disorienting to watch as the most inventive full-length horror movie.” –The New Yorker

“In a scant six minutes of archival footage, director Marshall Curry delivers an emotional wallop.” –NPR

“In the current climate of intolerance, this footage is especially chilling.” 
–The New York Times

“A taut, dramatic seven-minute film.” –The Washington Post

“Eerily relevant.” –Rolling Stone

“Strictly remarkable.” –Los Angeles Times


In 1939, 20,000 Americans rallied in New York’s Madison Square Garden to celebrate the rise of Nazism – an event largely forgotten from American history. A NIGHT AT THE GARDEN, made entirely from archival footage filmed that night, transports audiences to this chilling gathering and shines a light on the power of demagoguery and anti-Semitism in the United States.

A NIGHT AT THE GARDEN was directed and edited by Marshall Curry and was supported and released by Field of Vision. The film was nominated for a 2019 Academy Award for Best Documentary Short; it was also an official selection at the Sundance Film Festival and was part of a special screening and panel discussion at the New York Film Festival. It was released on 22 Alamo Theater screens across the country and at The IFC Center in NYC.

Du plomb dans la tête d’Olivier Bocquet

Fontainebleau, 2010. Malgré ses nombreuses caméras de surveillance, la ville ne parvient pas à assurer la sécurité de tous ses habitants. Thomas Bourriol a été kidnappé en pleine rue, attaché sur l’établi d’une forge isolée dans la forêt et sauvagement torturé. Il ignore pourquoi, ne connaît pas son agresseur mais sort aveugle de cette terrible épreuve. Une certitude l’habite : il retrouvera son tortionnaire et se vengera, coûte que coûte.
L’enquête suit son cours, menée par un lieutenant de police moqué par tous ses collègues et par une stagiaire débutante. Aucun d’eux ne sait par quel bout prendre cette affaire qui ne ressemble à aucune autre, et leur hiérarchie, sous pression politique, ne fait rien pour les aider : il ne faudrait pas que l’histoire s’ébruite.
Pour Thomas, comme pour ce duo de flics, les chances de retrouver le coupable sont minces. Mais la vengeance, dit-on, est un plat qui se mange froid…

et m***! de Richard Russo

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, David et sa femme Ellie reçoivent à dîner deux couples d’amis et anciens voisins partis vivre dans une banlieue plus cossue. Ils se sont tous connus à l’université où ils enseignaient et sont désormais à la retraite. La question que chacun se pose, c’est comment le pays a pu en arriver là.
Après le départ des Schuulman et des Miller, Ellie s’attarde à ranger les restes du dîner et, au moment d’éteindre les lumières et d’aller se coucher, détecte une drôle d’odeur dans l’air du jardin. David, depuis la fenêtre de leur chambre, la voit s’arrêter près du jaccuzzi et se figer en apercevant dans l’eau une offrande des moins ragoûtantes. Éternel optimiste, David n’en fait pas une affaire et cherche à rassurer sa femme. Quand l’incident se reproduit quelques jours plus tard, il propose à Ellie un voyage chez leur fille à Los Angeles pour se changer les idées, et à leur retour tout semble normal dans la maison. Jusqu’au jour où une grosse chaleur les pousse à allumer la clim. Quelques heures plus tard, la maison est envahie de mouches à m***. Ellie repart aussi sec à Los Angeles, laissant à David le soin d’élucider l’affaire et de vendre la maison.
Leur pancarte de soutien à Hillary Clinton avant les élections y serait-elle pour quelque chose? Ou bien un ancien étudiant qui chercherait vengeance? La réponse est encore plus banale. Une erreur, aux conséquences dévastatrices dans la vie de David
L’humour noir imprègne cette fable politique qui explore les failles – aussi discrètes que profondes – qui peuvent fracturer l’amitié, la famille, la communauté.

Traduction (Anglais) : Jean Esch

Les empoisonneurs de Sébastien Fontenelle

Quotidiennement, des agitateurs prennent d’assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d’antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l’«islamo-gauchisme», qu’ils associent à l’antisémitisme.

Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d’une étonnante complaisance lorsqu’ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l’abject.

Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d’une étonnante complaisance lorsqu’ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l’abject.