Zone Temporaire Noétique

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Réparons le monde, Humains, animaux, nature de Corine Pelluchon

Notre capacité à relever le défi climatique et à promouvoir plus de justice envers les autres, y compris envers les animaux, suppose un remaniement profond de nos représentations sur la place de l’humain dans la nature. Prendre au sérieux notre vulnérabilité et notre dépendance à l’égard des écosystèmes permet de saisir que notre habitation de la Terre est toujours une cohabitation avec les autres. Ainsi, l’écologie, la cause animale et le respect dû aux personnes vulnérables sont indissociables, et la conscience du lien qui nous unit aux autres vivants fait naître en nous le désir de réparer le monde.

Vous avez un chien d’Yona Friedman

Vous avez un chien se présente sous la forme d’une bande dessinée qui met en scène un/e chien/ne et son/sa maître/sse. C’est un manuel d’éducation pour tous ceux qui vivent avec des animaux domestiques ou d’autres êtres vivants. Ecrit par Balkis Berger-Dobermann, qui partage la vie des Friedman depuis plus de douze ans, Vous avez un chien aurait pu s’intituler « Comment dresser ses maîtres», mais l’auteur a préféré s’en tenir à un titre plus « général » et moins « anthropomorphe ».
Vous avez un chien est aussi un livre pour ceux qui ont des chats, des canaris, des poissons rouges. Il énonce selon des principes simples «comment vivre avec les autres, sans être maître, ni esclave» pour reprendre le titre d’un autre ouvrage de Friedman.

Le pouvoir de la pensée flexible d’Adam Grant

« Cela ne marchera jamais ! », « C’est trop compliqué ! », « C’est comme ça qu’on a toujours fait ! », ces phrases vous sont-elles familières ? Alors que nous évoluons dans un monde en mouvement permanent, que nous passons notre temps à remplacer nos biens matériels pour de plus performants, pourquoi restons-nous si souvent campés sur nos positions ?

C’est que nous trouvons refuge dans le confort de nos convictions, nous nous entourons de personnes qui partagent nos idées et fuyons à tout prix la contradiction. Pour Adam Grant, c’est là notre plus grande erreur. À travers de nombreux exemples et en puisant dans les dernières avancées des sciences cognitives, il démontre ici que la capacité à renouveler notre pensée est déterminante pour atteindre à la fois l’excellence et la sagesse.

Nous avons tous la capacité d’apprendre à mettre à l’épreuve nos convictions, tester nos idées, soutenir la contradiction et cultiver les bienfaits du doute. Ayons le courage de nous forger une pensée flexible. C’est la clé de la réussite, car l’innovation et le progrès demeurent du côté de ceux qui savent « repenser ».

Le chien à des choses à vous dire de Jean-Marc Agrati

Premier recueil de Jean-Marc Agrati, Le Chien a des choses à dire est une suite de 24 nouvelles tour à tour poétiques, drôles, grinçantes ou cruelles, toujours décalées. Des histoires dans lesquelles la réalité se prend des crocs-en-jambe futuristico-surréalistes de toute beauté: entre la tendresse, la nostalgie d’un monde perdu où les chiens et les enfants pourraient s’aimer en toute simplicité et la fureur d’un monde virtuel et guerrier qui se construit. Un petit bijou d’humour et d’amour en rêverie prolongée.


Que le personnage soit policier, criminel, clochard, généticien ou chasseur de vampire, l’apocalypse n’est jamais loin et le chien de le quitte pas d’une semelle.


Le Chien a des choses à dire tient du grotesque, de la farce, du macabre. L’imaginaire prend l’époque à bras-le-corps, l’exagération ouvre les portes du bizarre et installe le Chien près des basques d’un Vian ou d’un Ballard.

Ne plus se mentir de Jean-Marc Gancille

En démissionnant de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a eu la judicieuse inspiration de reconnaître que l’écologie politique ne pouvait plus se satisfaire des « petits pas qui vont dans le bon sens », que cet espoir est vain alors qu’il s’agit de s’opposer à un système capitaliste par essence indifférent aux limites de notre planète.

Dans ce court ouvrage puissant et persuasif, Jean-Marc Gancille va plus loin et incite à un militantisme radical. Selon lui, les éléments qui fondent le Grand Mythe Productiviste – l’idéal du consommateur-citoyen éclairé, l’alternative de la croissance verte, l’avènement prochain de la transition écologique – sont des baudruches idéologiques qui nous font perdre un temps précieux et dépenser de l’énergie en vain. Une analyse lucide de l’état de la planète et de l’étendue des ravages du « fondamentalisme marchand » appelle des réponses radicales et la fin des illusions.

Aujourd’hui, le recours à des dirigeants politiques, largement inféodés au système, est improductif et le militantisme écologique mainstream se perd dans une forme de pensée magique naïve, aveugle tant aux réalités physiques qu’aux inerties sociales et aux verrouillages économiques. Face à ce constat et à rebours des nouveaux récits qui entretiennent de faux espoirs, Jean-Marc Gancille appelle à ne plus se mentir et à considérer les faits tels qu’ils sont pour nourrir des réponses à la hauteur des enjeux. Il nous indique un chemin radical, revigorant et ambitieux : l’action combative et la démonstration de notre force collective face aux intérêts particuliers.
Car, pour sauver ce qui peut encore l’être, peu d’autres choix s’offrent à nous que d’exercer «.une légitime défense contre le système.» et d’abandonner l’espoir pour le courage.