Zone Temporaire Noétique

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Gare aux fantômes de M.C. Beaton

Croyez-vous aux fantômes ? Mrs Witherspoon, une vieille mégère détestée de ses voisins et de ses propres enfants, se plaint de visites spectrales. Chuchotements, bruits de pas, brouillard suspect… sa maison serait hantée ! Les blagues vont bon train au village : mensonges ou hallucinations ?
Lorsque la vieille dame meurt dans des circonstances suspectes, plus personne ne rit : s’agit-il d’une farce qui a mal tourné ou d’un règlement de compte ? Mrs. Whiterspoon avait-elle de féroces ennemis ? Quels dangereux secrets abrite sa demeure ?
Agatha Raisin n’a plus l’âge de jouer aux fantômes mais bel et bien celui de traquer des meurtriers. Avec l’aide de son voisin, le charmant Paul Chatterton, elle compte bien démasquer ces « revenants » qui ont déjà fait beaucoup trop de mal.

Capitalism de John Holloway

— Nouvelle édition 2016 au format poche —

« La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer. La présenter comme la destruction du capitalisme, c’est partir perdant, c’est ériger un grand monstre en face de nous, si terrifiant que, soit nous renonçons par désespoir, soit nous en concluons que notre seule façon de tuer le monstre est de construire un grand parti avec des dirigeants héroïques qui se sacrifient (et tous ceux autour d’eux) au nom de la révolution. Nous partons à nouveau perdants, cette fois en élaborant une grande fable d’héroïsme, de direction, de sacrifice, d’autorité et de patience, une fable peuplée de saints – Lénine, Trotski, Rosa, Mao, le Che, Marcos ou qui vous voudrez – qui reproduit ce que nous voulons détruire. Présenter la révolution comme la destruction du capitalisme, c’est la mettre à distance de nous, c’est la reporter dans le futur. La question n’est pas dans le futur. Elle se pose ici et maintenant : comment cessons-nous de produire le système par lequel nous détruisons l’humanité ? »

Dans cet essai, John Holloway suggère que le capitalisme est déjà largement fissuré, en crise permanente, et contrarié par de multiples refus de sa force de cohésion. La force des brèches réside dans leurs aspirations partagées contre le travail capitaliste et pour un type d’activité différent : faire ce que nous considérons nécessaire ou désirable. Construit en 33 thèses, Crack Capitalism ranimera le débat dans les réseaux militants, parmi les Indignados, les chercheurs critiques et toutes celles et ceux qui aspirent aujourd’hui à changer le monde.

Les cicatrices de la nuit d’Alexandre Galien

En se faisant muter à la brigade criminelle après vingt ans de « Mondaine », le commandant Philippe Valmy espérait s’éloigner des bars et des boîtes où il restait jusqu’à l’aube, et ainsi sauver son mariage. Mais quand il découvre que la victime de sa première affaire de meurtre est une de ses anciennes indics, il comprend tout de suite qu’il va devoir replonger dans les eaux troubles du Paris nocturne. Pour le pire. Les cicatrices de la nuit sont de celles qui ne s’effacent pas…

Né en 1989, Alexandre Galien a fait des études de droit et de sciences criminelles, puis intégré en 2015 la Direction Régionale de la Police Judiciaire. Il a déjà publié deux romans à quatre mains sous le pseudonyme d’Alex Laloue. Désormais en disponibilité, il se consacre à l’écriture.

L’enfer de la flibuste de Frantz Olivié & Raynald Lapris

Au début de l’été 1686, plus de quatre-vingts forbans, pirates endurcis majoritairement français, entassés dans un petit navire, quittaient la mer des Caraïbes pour une aventure dont ils ignoraient encore tout de l’extraordinaire.

Ils se rendirent par le détroit de Magellan dans la mer du Sud, l’océan Pacifique, porter la désolation sur les rives espagnoles d’Amérique, où ils devaient s’attarder pendant huit longues années. Huit ans d’errances entre le Chili et le Mexique, ponctuées d’escales aux Galápagos et autres îles perdues ; huit ans de souffrances, de périls, de pillages, de meurtres.
Ils en rapportèrent un étonnant manuscrit resté inédit depuis 150 ans, qui nous a partiellement conservé la chronique de leurs péripéties.
Cet ouvrage, fondé sur les textes d’époque, loin des poncifs habituels sur la piraterie, tente de raconter leur histoire.

Faunes de Christiane Vadnais

Il n’y aura pas de vivant sans dévoration.

« Laissant surgir d’outre-tombe les monstres du passé, les songes dessinent ce qu’Homo sapiens sapiens perçoit, obscurément, comme les menaces du futur. Ainsi peuplés de cataclysmes et de bêtes, les rêves constituent peut-être des réminiscences de peurs immémoriales, des rappels de la précarité du corps – cette machine gorgée d’eau et pourtant si vite noyée, ce prédateur si facilement dévoré. »

Premier roman de la Québécoise Christiane Vadnais, Faunes observe au microscope l’évolution du cataclysme en cours et estompe les frontières échafaudées de longue date entre l’homme et la nature.

Neuromancien de William Gibson

Case est le meilleur cow-boy des interfaces, un hacker lâché sur les autoroutes du cyberespace, le seul qui ait jamais traversé la matrice avant de rencontrer les mauvaises personnes au mauvais moment…
Première grande dystopie sociale aux côtés du Blade Runner de Philip K. Dick, un chef d’oeuvre prémonitoire, fondateur de la SF moderne.


« Kaléidoscopique, picaresque, flashy, décadent… une incroyable performance, virtuose. » Washington Post
« L’un des plus fameux bouquins du corpus SF dans son ensemble. » Olivier Girard, Bifrost
« S’inspirant des contre-cultures, Gibson signe des romans de science-fiction visionnaires. » Le Monde

Comment la France est devenue électronique de Christophe Piriou

Depuis les pérégrinations des premiers courants de musiques alternatives après 1968, jusqu’à l’avènement de la French Touch, l’essor des musiques électroniques en France fut tout sauf linéaire. Cette aventure incarnée par des artistes qui ont ouvert la voie, ancrée dans des lieux symboliques et bien entendu rythmée par des créations musicales protéiformes, Christophe Piriou, auteur et témoin privilégié de cette (r)évolution, nous invite à y prendre part.
Oeuvre inédite et ambitieuse dans sa quête d’exhaustivité, elle nous offre à lire le fruit de plusieurs années d’analyses, d’interviews et de réflexion d’un point de vue artistique et sociologique. En acceptant de se perdre dans ce labyrinthe à la fois déstabilisant et excitant au premier abord, les lecteurs et lectrices y trouveront rapidement cette satisfaction confortable de remonter le temps aux côtés de piliers du mouvement électronique, leurs anecdotes distillées au fil de l’eau, pour enfin ressentir la facette organique d’un courant musical pourtant né des machines. En s’adressant tout autant aux connaisseurs exigeants qui pourront se laisser déborder par la profondeur universitaire des analyses musicales qu’aux novices curieux qui prendront surement la liberté de naviguer de manière transversale dans les chapitres, l’auteur réussit le pari de s’adresser à tout à chacun sans perdre en précision ni rogner sur son ambition : nous faire vivre de l’intérieur la naissance d’une France électronique.

Webinaire « Réensauvager la ferme »

Le vendredi 3 février de 12h à 13h30, les membres du projet Réensauvager la ferme ont témoigné de l’expérience menée sur la ferme du Grand Laval à Montélier.

– Baptiste Morizot, maître de conférence en philosophie et auteur sur les relations entre l’humain et le vivant

– Maxime Zucca, naturaliste, auteur et vice-président de la commission espèces du Conseil national de protection de la nature

– Elsa Gartner et Sébastien Blache, paysans sur la ferme du Grand Laval à Montélier

– Brice Lemaire, fondateur de l’entreprise Agrinichoirs

Contre le développement personnel de Thierry Jobard

La mode du « développement personnel » ne se dément pas. Sans cesse, nous subissons une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d’être » pour devenir un meilleur individu. Bien sûr, on pourrait penser qu’il n’y a là que de bonnes intentions : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière les discours sucrés et inoffensifs, c’est à la montée d’une idéologie politique que l’on assiste. Car la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi…

Dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c’est qu’on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l’écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé !

C’est à cette vaste supercherie que s’en prend ici Thierry Jobard, preuves à l’appui…

Le peuple du drapeau noir de Sylvain Boulouque

L’ouvrage retrace l’histoire du mouvement libertaire en France, de ses origines au XIXe siècle à nos jours. Il explore ses mythes, sa relation aux syndicats, au communisme, à la violence. Une spécificité française se dégage qui explique en partie à la fois Mai 68, les gilets jaunes et les ZAD, et pourquoi le pays n’a jamais connu d’équipées morbides comme celles des Fractions armées rouges allemandes ou des Brigades rouges italiennes.

Une formidable fresque où l’on croise Proudhon, Bakounine ou Kropotkine, où l’on comprend l’impact de la Commune, de l’affaire Dreyfus, de la révolution russe et de la guerre d’Espagne, où l’illégalisme, le pacifisme, les notions d’individualisme et de communauté sont questionnées.

Mais aussi un livre qui tisse un lien entre végétalisme, amour libre et bohême.

Parce que l’anarchisme a de multiples visages, parce que la culture libertaire s’est transmise à travers les générations, parce que l ’engagement est un mode de vie, cet ouvrage regorge de vie – c’est le roman vrai d’une idée.