Zone Temporaire Noétique

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Catégorie : Zulma

La passion du futur de Srećko Horvat

La passion du futur – Manifeste pour un mouvement de libération mondial
« Que les romans de Margaret Atwood redeviennent des fictions ! » La crise inédite inaugurée par le XXIe siècle – migratoire, écologique, politique, financière – a largement effrité le socle de nos libertés individuelles et des idéaux démocratiques. Il faut agir, mais quelles sont les options face à une société de contrôle qui étouffe toute forme de solidarité au profit de l’ordre et des intérêts financiers ? Que faire, lorsque les mobilisations traditionnelles, y compris les manifestations de masse, restent sans effet ? En s’inspirant de l’exemple de l’île de Vis, en Croatie, bastion des Partisans pendant la Seconde Guerre mondiale – ou comment, même aux heures les plus sombres de l’Histoire, une poignée de résistants peut faire basculer le destin d’un pays –, Srećko Horvat nous offre un véritable manuel de résistance et d’action populaire. Et si un autre monde était possible ? Il est urgent de nous libérer de nos chaînes : La poésie du futur nous ouvre la voie.
« Une vision percutante et facile d’accès, une urgente nécessité. » Noam Chomsky

L’âge du capitalisme de surveillance de Shoshana Zuboff

Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes… jusqu’à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place – à des fins strictement lucratives.

Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d’un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d’une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.

Il est urgent de développer des outils pour appréhender cette situation « sans précédent » et provoquer une prise de conscience internationale. Unanimement salué par la presse, L’Âge du capitalisme de surveillance est un appel à la résistance.

L’art de la sieste de Thierry Paquet

« Laissez-vous aller, allongez-vous, ne résistez pas à l’appel de la sieste, à ce plongeon voluptueux dans le sommeil diurne ! Dormez, rêvez, rompez les amarres avec la rive du quotidien chronométré ! Décidez de votre temps, siestez ! »  Le court essai de Thierry Paquot est un plaidoyer pour une maîtrise de l’emploi du temps de chacun par chacun, pour la reconnaissance d’un temps pour rien, mais un rien d’une valeur inestimable : la sieste.

La somme de nos folies de Shih-Li Kow

A Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables. Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed &breakfast… Le tout livré en alternance et avec force commentaires par la facétieuse Mary Anne et par Auyong, l’ami fidèle, vieux directeur chinois de la conserverie de litchis, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale. La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui.

Evangelia de David Toscana

Et si l’ange Gabriel avait failli, oubliant de se préoccuper d’un détail anodin : le sexe du divin Enfant ? Voilà ce qui arrive quand on ne fait pas les choses soi-même et qu’on envoie un ange jouer les marieuses. Ainsi naquit Emmanuelle, fille de Dieu, dont la vie promet de ne pas être un long fleuve tranquille. Il va lui falloir faire ses preuves auprès de son irascible Père qui est aux cieux, s imposer en icône révolutionnaire à Jérusalem pour que les prophéties s accomplissent, malgré l’inénarrable misogynie ambiante et les embûches semées par son frère cadet, Jacob, bientôt connu sous le nom de Jésus…
Au-delà de l’humour inhérent à une telle fabulation, David Toscana nous emporte, aux côtés d’Emmanuelle, dans un récit plein de profondeur et d’émotion. Ce roman est un pari fou relevé avec un talent inouï. Un monument irrésistible d érudition, d’humanité et de drôlerie.

« Et voilà qu’Il éprouvait à présent une passion bien humaine : de la colère mêlée à l’envie de rejeter sur les autres ses propres fautes. C’est qu’après avoir béni tant de membres de son peuple en leur accordant des fils uniques ou des premiers-nés mâles, après avoir donné à Jacob treize enfants, dont douze garçons, il se trouvait que Lui avait eu une fille. »

Grand-père avait un éléphant de Vaikom Muhammad Basheer

Du monde, la jeune et jolie Kounnioupattoumma ne sait rien, si ce n’est que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Mais pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, jeunes, riches, puissants… Surtout quand on songe à la splendeur passée du grand-père à l’éléphant. Hélas, voilà la famille ruinée. Adieu vaste demeure, domestiques, bijoux en or ! Kounnioupattoumma peut enfin goûter aux délices de la baignade en attendant des jours meilleurs… Avec un profond amour des êtres, qu’il ne désespère pas d’éduquer et de distraire, Basheer mêle à la perfection vérité et humour. Il y a chez ce Maupassant, ce Garcia Marquez indien, une drôlerie sagace, un brio enchanteur et pathétique, une fantaisie et une liberté de ton parfaitement rayonnantes. Ce qui est fascinant, dans l’univers de Basheer, c’est qu’on y entre de plain-pied, avec une familiarité et un enthousiasme qu’on a tout de suite envie de faire partager.

Les Rois d’Islande de Guðmundsson Einar Már

Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík petit port de pêche battu par les vents ou fief d armateurs, question de point de vue.
Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d épargne. On compte dans la famille de grands hommes, des hôtesses de l air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps.
Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d être les rois d Islande.
L histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l aura compris, un tourbillon de portraits hautement réjouissants la saga contemporaine d une famille exubérante et totalement déjantée.

Le Garçon de Marcus Malte

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, tout à la fois soeur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubre-sauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

Le Complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood

Cambridge, de nos jours. Un soir, en passant dans le campus après le travail, Oscar, aide-soignant, est attiré par les sons de l’orgue provenant de la chapelle de King’s College. Subjugué malgré lui, il ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Dans l’assemblée, une jeune femme capte son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste prodige, Eden Bellwether. Introduit par Iris dans leur cercle d’amis, Oscar va découvrir la passion exclusive d’Eden pour la musique baroque et ses conceptions étranges sur l’usage hypnotique se son art.
Un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers.

L’Île du Point Némo de Jean-marie Blas de Robles

Découvrez une usine de cigares dans le Périgord noir, embarquez à bord du Transsibérien, grimpez dans un dirigeable, poursuivez votre périple en sous-marin à la recherche du diamant volé de Lady MacRae. Et croisez au fil des pages un dandy opiomane, l’ignoble monsieur Wang, une épouse nymphomane et frustrée, l’insaisissable enjambeur Nô. Quelle folle imagination a pu faire naître une telle histoire ?

Né en 1954 à Sidi-Bel-Abbès, Jean-Marie Blas de Roblès est notamment l’auteur de Là où les tigres sont chez eux (prix du Roman Fnac, prix Jean-Giono, prix Médicis).

 » Ce livre est un holdup. Un roman d’aventures total, tourbillonnaire, abrasif. »
Le Point