Un million de révolutions tranquilles : Comment les citoyens changent le monde de Bénédicte Manier

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Dès sa première édition, en 2012, ce livre a été le premier à décrire la dimension mondiale des alternatives économiques, démocratiques et écologiques mises en place par la société civile. Il a séduit toute une génération qui se reconnaît dans cette invention d’un nouveau monde et a reçu le Prix 2013 du Livre de l’Environnement. Avec cette 2ème édition, enrichie de nouvelles alternatives, l’auteure poursuit son voyage…

Le bon gouvernement de Pierre Rosanvallon

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Nos régimes sont dits démocratiques parce qu’ils sont consacrés par les urnes. Mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement, car l’action des gouvernements n’obéit pas à des règles clairement établies.
À l’âge d’une présidentialisation caractérisée par la concentration des pouvoirs dans les mains de l’exécutif, le problème n’est plus seulement celui de la  » crise de la représentation « . Il est devenu celui du mal-gouvernement, dont il est urgent de comprendre les mécanismes pour instaurer un nouveau progrès démocratique.
Ce livre propose d’ordonner les aspirations qui s’expriment aujourd’hui dans de nombreux secteurs de la société civile et dans le monde militant autour de ces questions en distinguant les qualités requises des gouvernants et les règles organisatrices de la relation entre gouvernés et gouvernants. Réunies, celles-ci forment les principes d’une démocratie d’exercice comme bon gouvernement.

Pierre Rosanvallon
Professeur au Collège de France, il a notamment publié, au Seuil, La Contre-démocratie, La Légitimité démocratique et La Société des égaux.

La fabrique du musulman de Nedjib Sidi Moussa

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« La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système ―parfois les deux à la fois ―, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai « grand remplacement » concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du « Musulman », de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du « beur » engagé par le binational déchu. » En revenant sur les processus à l’oeuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux. Il interroge l’inclination de certaines tendances de la « gauche de la gauche » qui s’allient par opportunisme ou aveuglement avec des courants réactionnaires censés représenter les quartiers populaires. Il met en lumière l’action combinée de racistes, antiracistes et entrepreneurs communautaires qui conduit à la formation d’une nouvelle caste travaillée par les obsessions religieuses ou raciales. Et cela, à l’image du reste de la société fragilisée par les politiques antisociales des gouvernements et apeurée par le terrorisme islamiste.

La piraterie dans l’âme : Essai sur la démocratie de Jean-Paul Curnier

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Démocratie et piraterie : pourquoi un tel rapprochement ? On aurait plutôt tendance à penser que la piraterie, monde des hors-la-loi, du crime et du pillage, est à l’exact opposé de la démocratie qui incarnerait, elle, le triomphe du droit. Que font donc ici, associés, les représentants respectifs de la morale et de l’immoralité ? On savait, depuis quelque temps déjà, et par les historiens, qu’au XVIIIe siècle, époque de son apogée aux îles Caraïbes, la piraterie se dotait d’une forme d’organisation assez exemplaire de ce que nous mettons sous le mot démocratie. Ce seul point méritait que l’on réfléchisse plus avant sur le sens d’un emprunt aussi inattendu. II fallait donc aller chercher plus loin la nature de cette association que dans la seule motivation des pirates : non plus du côté de la piraterie mais du côté de la démocratie cette fois-ci, de son histoire et de sa nature profonde. L’argument qu’avance ce livre procède d’un renversement complet de nos habitudes de penser. II tient en ceci : si la piraterie s’est faite si spontanément démocratique, c’est en réalité parce que c’est la démocratie qui a, en son essence, à voir avec la piraterie, avec la prédation et l’extorsion, et non l’inverse. C’est parce qu’elle a, en quelque sorte, la piraterie dans l’âme. Et cela, depuis ses origines jusqu’à nos jours.

Le procès de la liberté de Michèle RIOT-SARCEY

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Dans cet ouvrage, Michèle Riot-Sarcey fait revivre les idées de liberté surgies au cours des expériences ouvrières et des révolutions sociales du XIXe siècle français. Des idées largement oubliées depuis : minoritaires et utopiques, incomprises à leur époque, elles ont été maltraitées par l’histoire devenue canonique. Leur actualité s’impose pourtant aujourd’hui, à l’heure où l’idée de liberté individuelle a été dissociée de la liberté collective et réduite au libéralisme et à l’individualisme.
Ce passé inaccompli est ici revisité à partir de ses traces multiples : publications politiques, archives, romans, poésie, tableau, etc. Avec un souffle singulier, l’auteure restitue l’étonnant parcours de vie de femmes et d’hommes du peuple si nombreux à s’engager dans les chemins de la révolte, révélant ainsi les modalités méconnues de l’effacement de cette histoire. Comme le rôle des idées du  » socialiste  » Henri de Saint-Simon, qui influença tant de ces acteurs avant de se retrouver au cœur du projet capitaliste et industrialiste du Second Empire. Ou encore celui de Victor Hugo, dont l’immense succès des Misérables contribua à l’oubli de l’esprit de liberté qui avait marqué les insurrections de 1830 et 1848.
Cette fresque audacieuse, aussi excitante à lire qu’elle est remarquablement documentée, démontre la pertinence de la pensée de Walter Benjamin sur la nécessité de  » faire exploser les continuités historiques « . Et elle invite à comprendre autrement les symboles aujourd’hui en ruines du XIXe siècle français : philosophie du progrès, contrôle de l’ordre social,  » mission civilisatrice  » de la république coloniale… Afin de libérer la modernité créatrice de la modernité dévastatrice, ce livre entend ainsi donner à voir sous un jour nouveau les rêves du passé, dont l’actualité prend sens au présent dans la quête d’un avenir radicalement autre.
Prix Pétrarque de l’Essai France Culture – Le Monde 2016

Les métamorphoses de la cité : Essai sur la dynamique de l’Occident de Pierre Manent

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Le propos de ce livre est de présenter une interprétation de l’histoire de l’Occident, plus précisément une interprétation politique de cette révolution permanente qui a caractérisé l’Occident. Ma thèse est la suivante : la cité est la source première du développement occidental. Avant cette invention, les hommes vivaient selon l’ordre relativement immobile des familles, encore prégnant dans bien des régions du monde. Avec la cité, l’humanité s’engage dans ce nouvel élément qu’est le politique entendu comme gouvernement de la chose commune, et l’histoire de l’Occident devient alors celle de ses quatre grandes formes politiques: la cité donc, puis l’empire, l’Eglise et la nation. Cette succession n’est pas seulement chronologique, elle est aussi causale. Chaque nouvelle forme résulte de la précédente qui, parvenant au bout de ses possibilités, suscite la nouvelle. C’est ainsi que la cité, déployant ses énergies jusqu’à s’épuiser elle-même dans les luttes intestines et les guerres extérieures, donne naissance à l’empire occidental – celui d’Alexandre, puis celui de Rome. C’est ainsi que l’Eglise comme communauté universelle prend la suite de l’empire, incapable de préserver l’unité dont il portait la promesse. Pendant une grande partie de son histoire, l’Occident restera incertain de sa forme politique, hésitant entre la cité, l’empire et l’Eglise, jusqu’à ce que soit élaborée la forme politique qui permettra aux Européens de se gouverner enfin de manière rationnelle : la nation. Mais cette forme à son tour s’est détruite elle-même dans les guerres  » hyperboliques » du XXe siècle, et nous sommes aujourd’hui à la recherche d’une nouvelle forme politique. Cette étude s’efforce de retracer l’histoire politique, mais aussi intellectuelle et religieuse, de l’Occident en la rattachant sans cesse au problème politique par excellence: comment nous gouverner nous-mêmes? Cette histoire raisonnée des formes politiques est donc aussi une recherche de philosophie politique.

L’art de la révolte: Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie

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Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning sont les figures essentielles des luttes qui se jouent autour des secrets d’État et de la surveillance de masse, des libertés à l’ère d’Internet, de la guerre et du terrorisme. Ils sont souvent considérés comme des lanceurs d’alerte révélant des informations. Pour Geoffroy de Lagasnerie, ils sont bien plus que cela : ce sont des personnages exemplaires qui réinventent un art de la révolte. Avec eux, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle manière de penser la politique et de se constituer comme sujet politique.
La pratique de l’anonymat telle que WikiLeaks la fait fonctionner, les gestes de fuite et les demandes d’asile de Snowden ou d’Assange rompent avec les formes traditionnelles de la contestation. Dès lors, ces modes d’action nous conduisent à nous interroger sur le fonctionnement de l’espace démocratique, sur les notions de citoyenneté, d’État, d’appartenance, de prise de parole, d’espace public, de collectif, et nous invitent à reformuler le langage de la philosophie critique.
La théorie contemporaine concentre son attention sur les rassemblements populaires comme Occupy, les Indignés ou les printemps arabes. Et si c’étaient les démarches solitaires de Snowden, d’Assange, de Manning qui constituaient les foyers où s’élabore une conception inédite de l’émancipation ?

Geoffroy de Lagasnerie est philosophe et sociologue. Il est professeur à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy. Il est l’auteur notamment de La Dernière Leçon de Michel Foucault (Fayard, 2012) et de Logique de la création (Fayard, 2011).

Les vrais ennemis de l’Occident: Du rejet de la Russie à l’islamisation des sociétés ouvertes de Alexandre Del Valle

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Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l ex-URSS, il montre que les pays de l OTAN n ont pas toujours changé leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l Ennemi suprême. A cette erreur sur l Ennemi correspond une erreur sur l Ami, l Occident demeurant allié aux « pôles de l islamisme sunnite » (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui uvrent, dans le cadre d un projet d expansion planétaire, à saper de l intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion.

Del Valle dresse un bilan des « révolutions de couleurs » appuyées par nombre d ONG américaines en Europe de l Est et les relie à l interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu « hiver islamiste ». Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu’il s’agisse des pôles « institutionnels » et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l’iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu on l imagine, l Occident doit de toute urgence définir la Menace et l Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques.

L enjeu n est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l homme ou de démocratie au reste du monde.

Sociétal 2016

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Le décryptage annuel des enjeux économiques et sociaux. « Nous sommes tous à la frontière » affirme d’emblée l’édition 2016 de Sociétal. A l’heure où la transformation numérique bouleverse les chaînes de valeur économiques, le travail, l’emploi, le droit et le dialogue social, l’éducation et la formation, avons-nous pris toute la mesure de ces mutations ? Comment nous adapter, individuellement et collectivement ? Sommes-nous lost in transition ? Ce numéro de Sociétal s’interroge sur les mutations du travail et de l’emploi à l’ère numérique, et leurs conséquences sociales. Car la grande transformation que nous vivons nous propulse dans l’âge des paradoxes : salarié et entrepreneur, individualiste et collaboratif, indépendant et subordonné, nomade et sédentaire… Et toujours : 4 parties thématiques pour décrypter les enjeux économiques et sociaux : politique économique et compétitivité, performance publique, dialogue social, travail et management, ainsi que l’agora de Sociétal. 30 analyses prospectives et multidisciplinaires sur les changements en cours et les défis auxquels les entreprises, les Etats et la société doivent répondre. 40 contributeurs-experts. Sociétal 2016, l’ouvrage de référence indispensable pour tous ceux qui veulent comprendre les mutations économiques et sociales de notre temps.

la force sans violence de gene sharp

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La lutte non violente a permis de résoudre un nombre important de graves conflits. Elle est venue à bout des plus grandes puissances militaires. Le travail de chercheurs a permis de comprendre le rôle incomparable d’une population qui, écrasée par la violence d’une dictature, d’une oppression ou d’une agression, se redresse et se met en marche avec une incroyable détermination. Pourtant, il ne suffit pas de descendre dans la rue par millions : la clé de la réussite, c’est aussi la stratégie, un exercice de haut vol qui ne s’improvise pas.