La ville des réseaux – Un imaginaire politique de Antoine Picon

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Comment l’imaginaire politique des réseaux renvoie aux idéaux de domination ainsi qu’à ceux de d’émancipation individuelle et collective? Cette ambivalence est caractéristique de tout imaginaire et pour questionner celle-ci, A. Picon s’est intéressé à «la ville des réseaux» autour de deux polarités. La première met en scène la tension «passé/présent», pour laquelle il considère la ville haussmannienne comme la genèse de la ville contemporaine des réseaux. La seconde interroge le rapport «contrôle/liberté» et prend pour exemple la «ville intelligente» (Smart City). L’auteur soulignant par ailleurs l’absence de réflexion critique qui accompagne le bouleversement profond de l environnement urbain.

La nudité du pouvoir : Comprendre le moment Macron de Roland Gori

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Nous vivons un moment politique inédit dont l’élection d’Emmanuel Macron est à la fois le symptôme et l’opérateur. Les hommes politiques ressemblent plus à leur époque qu’à l’idéologie dont ils se réclament. La nôtre ne fait pas exception. Il fallait à notre pays un certain culot pour élire à la magistrature suprême un jeune homme quasiment inconnu, négociateur habile du compromis autant que « traître » méthodique. Emmanuel Macron est le personnage héroïque de cette modernité où les élites désertent les valeurs de dette, de justice et d’égalité au profit de celles de performance et d’efficacité. La vision du monde d’Emmanuel Macron est sans cesse claironnée : l’entreprise est le « foyer d’expérience » à partir duquel doit s’organiser le gouvernement de soi et des autres. Elle doit modeler la société, l’Etat, la Nation start up, l’individu lui-même. Pour mettre en oeuvre cette politique, Emmanuel Macron construit méthodiquement l’édifice d’un pouvoir vertical, Palais des Glaces où se reflète à tous les niveaux l’image hybride d’un Président autoritaire et séducteur, entouré d’une nouvelle aristocratie technico-financière dévouée corps et âme. Cette nouvelle « noblesse » manie la puissance des algorithmes et pratique les réseaux sociaux pour mieux en finir avec les « corps intermédiaires » (syndicats, presse, élus, partis). La tentation d’un gouvernement « post-démocratique » n’a jamais été aussi forte. Au-delà d’une analyse du temps présent, l’ouvrage propose une réflexion sur la nature et l’origine du pouvoir. Rien de nouveau ne saurait advenir sans une remise en cause de notre relation au pouvoir qui ne détient sa force que de notre cécité. Le désir de démocratie suppose un certain courage, courage fraternel de pouvoir dire ensemble que « l’Empereur est nu ».

Le Cri du Peuple (22 février 1871 – 23 mai 1871) de Maxime Jourdan

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Par son tirage considérable, la qualité de ses articles, le prestige et l’aura de son rédacteur en chef, Jules Vallès, Le Cri du Peuple s’est imposé comme le plus célèbre quotidien de la Commune de Paris. S’appuyant sur une lecture minutieuse du journal et sur de nombreuses sources d’archives, l’auteur livre ici au public la première étude d’ensemble de ce qui demeure aujourd’hui encore un modèle de journalisme politique.

L’anarchie d’Errico Malatesta

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L’anarchie et Le programme anarchiste sont les deux textes les plus célèbres et les plus fondamentaux parmi tous les articles, pamphlets, tracts rédigés par le penseur et militant anarchiste italien. Ensemble, ils forment ce qu’on pourrait appeler le manifeste anarchiste de Malatesta. Le premier, rédigé en 1884, est un exposé des principes de base de l’anarchisme et un plaidoyer pour l’abolition de la propriété privée et du gouvernement. Le second texte dresse de façon plus détaillée la liste des moyens qui sont à notre portée pour arriver à une société sans Etat ni propriété et qui se divisent en deux catégories : ceux qui relèvent de la lutte économique, comme la grève, et ceux qui mènent à l’abolition de l’Etat et qui relèvent de la lutte politique.

La démocratie aux champs de Joëlle Zask

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Du jardin d’Éden à la  » petite république  » de la ferme de Jefferson, des hortillonnages médiévaux d’Amiens à l’agriculture urbaine de Savannah, en passant par les kibboutz, les jardins ouvriers ou les jardins partagés urbains, et bien d’autres épisodes tous plus inventifs les uns que les autres, ce livre examine ce qui, dans les relations entre l’agriculteur ou le jardinier et la terre cultivée, favorise la formation de la citoyenneté, une puissance de changement considérable.
On a l’habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l’usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
À l’opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l’essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d’expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d’Éden qu’Adam doit  » cultiver  » et aussi  » garder  » à la  » petite république  » que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des  » guérillas vertes  » aux jardins partagés australiens.
Cultiver la terre n’est pas un travail comme un autre. Ce n’est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C’est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu’on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L’agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l’écologie démocratique.

Crépuscule de Juan Branco

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Ce livre s’inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d’un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d’une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d’intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l’instrument. te publier est un acte citoyen.

Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes de Jean Haëtjens

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Le premier essai qui pose la question du rôle et de l’influence des GAFA dans la Cité. La fabrique et la gestion des villes sont aujourd’hui confrontées, comme de nombreuses autres activités, au remplacement de décisions humaines par des décisions algorithmiques. Le problème, concernant la cité, est que la substitution n’est pas seulement technique et professionnelle : elle est aussi politique. Elle ne touche pas que les métiers et les emplois ; elle affecte la capacité des responsables locaux et des citoyens à penser et à porter des projets de société.

Une confrontation majeure est donc engagée entre la cité politique, matrice historique des démocraties occidentales, et la ville-service numérisée proposée par les géants de l’économie numérique que sont Google, Apple, Facebook, Amazon, Uber et les milliers de start-up qui gravitent autour de ces entreprises. Celles-ci ont un objectif commun : prendre des positions dominantes sur les marchés urbains (logement, transports, services municipaux) qui constituent plus du tiers des dépenses des ménages.

Si notre société a pris conscience de l’influence croissante des acteurs de l’économie numérique sur ses choix, elle hésite entre la fascination devant les promesses d’un « salut par la technologie » et la peur d’un monde placé sous surveillance généralisée. En prenant l’exemple des villes et de la démocratie locale, Jean Haëntjens nous explique que l’avenir n’est pas à espérer ou à redouter, mais à conquérir.

Contre Macron de Juan Branco

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« Le Macronisme est une nouvelle variante du fascisme, et il nous faudra avoir la plus grande attention à la façon de débrancher ces êtres de nos institutions au moment du changement démocratique nécessaire et qu’ils chercheront compulsivement à éviter. » Telle est la thèse de Juan Branco, normalien et docteur en droit, conseiller juridique de Julian Assange et de Wikileaks, spécialisé dans les violences politiques et de masse. Ce texte montre comment, dès les premiers jours de son mandat, se dessinait chez Emmanuel Macron une pratique du pouvoir dangereuse pour la démocratie, ancrée dans une histoire politique éloignée des préceptes auxquels sa rhétorique donnait l’impression d’adhérer.

Inventer la démocratie du XXIe siècle

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En France, comme dans toutes les démocraties modernes, le politique n’est pas en mesure de défendre l’intérêt des générations futures. La nécessité dans laquelle il se trouve de répondre, souvent dans l’urgence, aux problèmes actuels lui fait perdre de vue la sauvegarde des grands équilibres de la planète (climat, biodiversité, compositions chimiques des océans, etc.).

Pour remédier à cette situation, le président de la République a annoncé la création d’une «chambre du futur». Une idée révolutionnaire, à condition de renouer avec la créativité institutionnelle de la France et d’oser inventer la démocratie du XXIe siècle… Depuis plus de 10 ans, la Fondation pour la Nature et l’Homme travaille sur l’évolution de nos institutions. Ce livre présente la proposition la plus aboutie d’une chambre parlementaire garantissant le long terme. Pensée pour prendre en compte «ceux qui ne votent pas» (dont la nature et les générations futures), éclairer et enrichir le processus législatif, inciter à l’innovation et à la cohérence des politiques publiques : l’Assemblée citoyenne du futur est une révolution démocratique, tant dans ses pouvoirs inédits que dans sa composition de membres non-élus, en partie tirés au sort…

Cet ouvrage est issu d’un collectif pluridisciplinaire composé de : Floran Augagneur (conseiller scientifique FNH), Loïc Blondiaux (politologue), Dominique Bourg (philosophe), Marie-Anne Cohendet (constitutionnaliste), Jean-Michel Fourniau (sociologue), Bastien François (constitutionnaliste) et Michel Prieur (juriste de l’environnement).

Les Prédateurs de Catherine Le Gall et Denis Robert

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Les dessous scandaleux de la crise financière : décryptage et révélations

Avec cette enquête minutieuse sur deux champions du capitalisme financier, Catherine Le Gall et Denis Robert pensent tenir des spécimens exemplaires de milliardaires. Albert Frère et Paul Desmarais ont des profils semblables et ont hérité d’entreprises familiales qui ne valaient pas un clou, mais en bons libéraux, investissant dans les meilleurs juristes, associés aux plus grosses banques d’affaires, travaillant autant en France qu’en Afrique ou en Amérique du sud, ils ont bâti leur immense fortune en partie sur le dos des États. Il devait y avoir un secret de fabrication pour s’enrichir autant et aussi vite… 
Nos deux journalistes pensaient que s’ils parvenaient à décrypter le jeu de ces prédateurs, ils pourraient aider la communauté des hommes à s’en défendre. 
C’est le challenge réussi de ce récit haletant comme un thriller, et pourtant bien réel…