Derrière le fleuve de Joël Bastard

By notaz / On / In Lus, Poésie

Journal écrit durant l’hivernage de 2005 à Ségou Koura au Mali. L’auteur a vécu deux mois dans ce village au bord du fleuve Niger, à l’écoute du grand Jégi (griot). C’est ainsi que l’on nomme là-bas le fleuve des fleuves. On peut entendre sa voix dans ‘Bakofè’ (derrière le fleuve, en bambara) paru chez Al Manar en 2009.

Derrière le fleuve

Les silenciaires d’Annie Cohen

By notaz / On / In Lus, Poésie

Poème, fugue, cantate, prière, Annie Cohen se livre ici à un exercice d’admiration pour les silenciaires qui accompagnent son oeuvre. Le moine errant, Benoît Joseph Labre, Augustin Lesage, le peintre médiumnique, Alfred Nakache, le nageur d’Auschwitz, Bram Van Velde, peintre de l’attente, Bambi, la transsexuelle, silenciaire de chair, et, entre tous, Robert de Guelma, le père, devant la dernière porte. Point d’orgue à une oeuvre littéraire et graphique tournée vers l’invisible et le silence, ce texte constitue un paysage intime et exaltant.

Les silenciaires

Le moins du monde de Guy Viarre

By notaz / On / In Lus, Poésie

Ce livre a très probablement été rédigé durant l’été 2001, soit quelques mois seulement avant le suicide de l’auteur. Contrairement à la plupart des écrits de Guy Viarre, nous n’en connaissons qu’une seule version, sous la forme d’un tapuscrit relié, retrouvé dans les papiers du poète à Tarbes. Cet ouvrage est à n’en pas douter l’une des extrémités de l’œuvre de Guy Viarre. La fragmentation de la langue, la crispation du sens, l’épuisement du poème, déjà présents dans les livres précédents, arrivent ici à leur comble. Cela fait de Le Moins du monde un livre déroutant, dont la lecture pourra être jugée « difficile ». Il n’en demeure pas moins que ce poème éclaté, qui annonce à sa manière une terrible défaite, reste le témoin poignant d’une expérience hors du commun, aux limites de ce que peut un homme, avec sa langue, et contre elle. À la lisière d’un impossible – celui que fréquentait Guy Viarre dans les derniers mois de sa vie.

Le moins du monde