Quand la philo donne le vertige : Exercices et initiation de Francois Gachoud

By notaz / On / In Lus, Philosophie

Nous nous posons tous des questions sur notre vie et celle des autres, sur le monde, le temps qui passe, la souffrance, la mort. Questions vertigineuses. La philosophie est là pour nous aider à les poser de manière plus précise, plus juste, au plus près de ce que nous ressentons et vivons. En quinze chapitres clairs et sans jargon, l’auteur aborde ces questions fondamentales en se référant aux plus grands philosophes occidentaux.

Ce livre est une initiation. Il ne donne ni réponses ni recettes, mais montre comment la philosophie peut ouvrir nos esprits, éclairer nos actes, guider nos pas dans l’inconnu.

De la liberté des anciens comparée à celle des modernes de Benjamin Constant

By notaz / On / In Lus, Philosophie

En 1819, Benjamin Constant prononce un discours mémorable :  » De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes « . Pour les Anciens, en Grèce comme à Rome, la liberté consistait à participer à la vie de la cité, en se soumettant à la collectivité. Avec la Révolution, la liberté est devenue, pour les Modernes, synonyme de liberté individuelle. Pourtant, dans ce nouveau régime, il ne faudrait pas que l’individu renonce à son pouvoir. Adepte du libéralisme, Benjamin Constant prône un système représentatif, mais alerte sur la menace que constituerait la renonciation politique de l’individu, désormais trop absorbé par ses intérêts propres : le despotisme. Un classique de la philosophie politique.

Le choix d’exister de Xavier Pavie

By notaz / On / In Lus, Philosophie, Sociologie

Le choix d’exister, c est décider entre se reposer ou être libre, car ce sont finalement les seules possibilités offertes pour construire notre existence. Nous entrons dans la vie avec une forme et une structure biologique données, un sexe et un environnement donnés, c est à peu près tout. Le travail reste à faire. De ces matériaux bruts, nous avons à réaliser notre existence, car personne ne la réalisera à notre place.
En abordant des thèmes aussi variés que le rôle de l art dans la société, la pratique de la marche quotidienne, le régime végétarien ou encore l inspiration des vies communautaires parmi de nombreux autres sujets, cet essai montre comment changer notre vision de l existence. En expliquant pourquoi il est important de prendre soin de soi, comment le corps peut être un outil de conversion, dans quelle mesure l éducation est un principe fondamental pour ouvrir les yeux sur le monde, et pourquoi autrui est une source de développement, nous trouvons ici les modalités de la conversion et les pistes pour aborder différemment notre existence, si l on veut bien non pas se reposer mais essayer de devenir libre.

La Citadelle Intérieure. Introduction aux Pensées de Marc Aurèle de Pierre Hadot

By notaz / On / In Lus, Philosophie

En écrivant ses Pensées, Marc Aurèle bâtit en lui-même une citadelle inaccessible aux troubles des passions. Mais cette citadelle, où règne la sérénité, n’est pas une tour d’ivoire dans laquelle il se réfugierait en un égoïsme transcendant; elle est bien plutôt à la fois le haut lieu, d’où l’on accède à un immense champ de vision, et la base d’opérations qui permet d’agir au loin. Autrement dit, les Pensées sont le livre d’un homme d’action, qui cherche la sérénité, parce qu’elle est la condition indispensable de l’efficacité, et pour qui l’action humaine n’a de valeur profonde et durable que si elle s’insère dans la perspective du Tout de l’Univers et de la communauté de tous les hommes. Mais une telle attitude n’est autre que le stoïcisme lui-même, précisément sous la forme sous laquelle Epictète l’avait révélé à Marc Aurèle. Lorsque l’empereur s’efforce dans son livre de pratiquer trois disciplines fondamentales: voir la réalité telle qu’elle est, en se libérant de tout préjugé passionnel, accepter avec amour les événements tels qu’ils résultent du cours général de la Nature, agir au service de la communauté humaine, il ne fait rien d’autre que de s’exercer dans les trois parties de la philosophie telles qu’Epictète les avait définies. Les Pensées s’organisent autour de ce schéma ternaire. C’est pourquoi la présente introduction aux Pensées de Marc Aurèle pourra être lue en un certain sens comme une introduction au stoïcisme antique. N’y aurait-il pas finalement un stoïcisme éternel qui, à travers le temps et l’espace, serait l’une des attitudes possibles de la conscience humaine?

Pierre Hadot est depuis 1991 professeur honoraire au Collège de France. Ses recherches se sont concentrées tout d’abord sur les rapports entre hellénisme et christianisme, puis sur la mystique néoplatonicienne et la philosophie d’époque hellénistique. Elles se sont maintenant orientées vers une description générale du phénomène spirituel que représente la philosophie.

Pierre-Joseph Proudhon de Thibault Isabel

By notaz / On / In Philosophie

Proudhon écrit : « Etre gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu… Etre gouverné, c’est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. » Voilà en toute urgence un homme à connaître…

La Grève: Atlas Shrugged de Ayn Rand

By notaz / On / In Littérature, Lus, Philosophie, Politique

Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?
Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustrations se répand-il partout ?
Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?
Qui est John Galt ?

Roman d’énigme, roman philosophique, roman politique, La Grève (Atlas Shrugged) a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux Etats-Unis après la Bible. Le voici enfin disponible en version poche.

La télévision, un danger pour la démocratie de Karl Popper et John Condry

By notaz / On / In Essais, Lus, Philosophie

La télévision, dont l’influence peut être terriblement nocive, pourrait être, au contraire, un formidable outil d’éducation. Elle pourrait l’être, mais il est assez peu probable qu’elle le devienne, car en faire un instance culturelle bénéfique représente une tâche particulièrement ardue. Difficile de trouver des personnes capables de produire chaque jour pendant vingt heures consécutives des émissions de valeur ; facile de trouver des personnes capables de produire chaque jour vingt heures d’émissions médiocres… De plus, plus les chaînes sont nombreuses plus il est difficile de trouver des professionnels vraiment capables de produire des émissions à la fois attrayantes et de bonnes qualités.
[…]
par Charles Girard. Janvier 2003.

Le tempo de la pensée de Patrice Loraux

By notaz / On / In Lus, Philosophie

Le blocage, l’empêchement de penser, le détour, la panne se trouvent au coeur de la création : tous ces dysfonctionnements où la pensée « grippe » sont la pensée même. Kafka, Mallarmé, mais aussi Platon, Aristote, Kant, Husserl et Wittgenstein négocient avec leurs conflits. S’ils réussissent, il y a une oeuvre, sinon, elle demeure dans les limbes ­ ce qui est le cas pour une partie de l’oeuvre de Mallarmé. Chez le créateur, il existe une peur essentielle, celle de poursuivre. Plutôt recommencer que poursuivre : tel est le secret désir qui paralyse. Pour Rimbaud, c’est différent. Il va très vite, ne connaît pas d’obstacle, brûle toutes les étapes en feignant de ne pas voir les difficultés. Alors que les philosophes ne cessent d’avancer en un mouvement d’aller et de retour, chez Rimbaud, il n’y a pas de retour, ou alors il aurait été catastrophique. Troublée par l’énigme qu’elle est pour elle-même, la pensée n’existe pas sans affectivité : ce qui excite paralyse, mais, sans excitation, il n’y a pas de pensée. Ce qui suscite le désir d’écrire empêche d’écrire. Tout l’art consiste alors à négocier avec les résistances. En compagnie de Rilke, Proust, Valéry, Claudel et Beckett, l’auteur ­ qui a lu Freud ­ montre comment la raison se démène, étant entendu que la compréhension des choses n’est pas autonome. L’affectivité peut lui opposer un mur. Il faut alors consentir à un saut, à penser un pont, sans savoir quel sera le terrain inconnu découvert « en face ». Dans ce livre, en quête d’une musique secrète (le tempo dénote un rythme qui n’est pas défini de manière absolue), il y a un désir de se déprendre du lyrisme de la pensée. Plutôt qu’une oreille séduite, l’énergie d’un pas décidé.

Lettre à Ménécée de Epicure

By notaz / On / In Lus, Philosophie

Le secret du bonheur ? C’est ce que promet Epicure dans la Lettre à Ménécée. N’ayons peur ni des dieux, ni de la mort, ni de la douleur ou de la mauvaise fortune. Recherchons le plaisir, parce qu’il est conforme à la nature. Mais pour ce faire, nous devons nous libérer des idées fausses que produisent en nous les préjugés, les opinions courantes ou les croyances superstitieuses. Il faut donc recourir à la raison et à l’exercice pour suivre la nature. Telle est précisément la tâche de la philosophie : elle définit la discipline rationnelle nécessaire au bonheur. La Lettre à Ménécée, texte fondateur de l’épicurisme, exercera une influence décisive dans l’Antiquité comme dans la pensée moderne et contemporaine : sur le poète romain Lucrèce – qui fait l’objet de notre dossier -, mais aussi sur tous ceux qui revendiquent une éthique réconciliant le plaisir et la raison.

Le despotisme démocratique d’Alexis de Tocqueville

By notaz / On / In Essais, Lus, Philosophie

… la crainte du désordre et l’amour du bien-être [portent] insensiblement les peuples démocratiques à augmenter les attributions du gouvernement central, seul pouvoir qui leur paraisse de lui-même assez fort, assez intelligent, assez stable pour les protéger contre l’anarchie. J’ai à peine besoin d’ajouter que toutes les circonstances particulières qui tendent à rendre l’état d’une société démocratique troublé et précaire augmentent cet instinct général et portent, de plus en plus, les particuliers à sacrifier à leur tranquillité leurs droits. Un peuple n’est donc jamais si disposé à accroître les attributions du pouvoir central qu’au sortir d’une révolution longue et sanglante qui, après avoir arraché les biens des mains de leurs anciens possesseurs, a ébranlé toutes les croyances, rempli la nation de haines furieuses, d’intérêts opposés et de factions contraires. Le goût de la tranquillité publique devient alors une passion aveugle, et les citoyens sont sujets à s’éprendre d’un amour très désordonné pour l’ordre. […] La première des causes accidentelles qui, chez les peuples démocratiques, peuvent attirer dans les mains du souverain la direction de toutes les affaires, c’est l’origine de ce souverain lui-même et ses penchants. A. de T.