Zéro déchet de Béa Johnson

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Béa Johnson est une française installée aux Etats-Unis avec son mari Scott et leurs deux jeunes garçons. Elle s’est lancée dans une étonnante aventure : simplifier sa vie en réduisant ses déchets. Aujourd’hui, la famille Johnson n’en produit plus qu’un litre par an ! Dans ce livre, Béa nous dévoile des centaines d’astuces et de conseils pratiques pour adopter un mode de vie durable..

Les revenants : Ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France Broché de David Thomson

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Depuis 2012, plus d’un millier de Français sont partis rejoindre des groupes jihadistes en Syrie. Près de 700 sont toujours sur place, près de 200 ont déjà été tués, et autant ont choisi de rentrer. David Thomson a rencontré ces « Revenants ». Il est l’un de leurs meilleurs connaisseurs. Il les suit depuis des années, les a parfois connus avant leur départ et entretient avec eux des relations directes et régulières. Bilel, Yassin, Zoubeir, Lena… S’ils ont des profils différents, ils ont aussi de nombreux points communs. Certains sont revenus dégoûtés de la violence du conflit syrien, d’autres sont déçus de leur expérience, mais pas repentis. D’autres reviennent blessés ou psychologiquement abîmés. La plupart sont encore en prison, où leur nombre crée des problèmes qui semblent aujourd’hui insolubles. Certains, enfin, sont de retour pour mener de nouvelles actions terroristes sur le sol français. Tous focalisent l’attention des services de renseignement en raison de la menace durable qu’ils font peser sur le territoire national.

Les vrais ennemis de l’Occident: Du rejet de la Russie à l’islamisation des sociétés ouvertes de Alexandre Del Valle

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Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l ex-URSS, il montre que les pays de l OTAN n ont pas toujours changé leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l Ennemi suprême. A cette erreur sur l Ennemi correspond une erreur sur l Ami, l Occident demeurant allié aux « pôles de l islamisme sunnite » (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui uvrent, dans le cadre d un projet d expansion planétaire, à saper de l intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion.

Del Valle dresse un bilan des « révolutions de couleurs » appuyées par nombre d ONG américaines en Europe de l Est et les relie à l interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu « hiver islamiste ». Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu’il s’agisse des pôles « institutionnels » et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l’iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu on l imagine, l Occident doit de toute urgence définir la Menace et l Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques.

L enjeu n est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l homme ou de démocratie au reste du monde.

1789 : silence aux pauvres ! d’Henri Guillemin

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L’histoire sérieuse n a pas encore mis en lumière la place qu a tenue, dans la Révolution française, et dès le début, la crainte, chez les possédants, d une menace sur leurs biens. Ce qu il faut savoir, et capitalement, c est que, dès la réunion des états généraux, une grande peur s est déclarée chez les honnêtes gens (les gens de bien, les gens qui ont du bien, des biens), face à ceux que l on va exclure du droit de vote et de la garde nationale : les non-possédants, les gens de rien. Robespierre est un des rares des très rares révolutionnaires à souhaiter chez les exploités (des champs et des villes) une conscience de classe. Et tout va se jouer sur ce même sujet, avec l épouvante (croissante pendant plus de cinq ans) de ceux qui ont en présence de ceux qui n ont pas, qui n ont rien et qu il s agit, à tout prix et constamment, de surveiller et de contenir d abord par le déploiement avertisseur de la force, le 14 juillet 1790, ensuite par son usage crépitant et persuasif, le 17 juillet 1791. Alors : silence aux pauvres ! A la niche, une bonne fois, les gens de rien.
Henri Guillemin

Pour une histoire des possibles de Quentin Deluermoz & Pierre Singaravélou

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Et si le nez de Cléopâtre avait été plus court ? Si Napoléon avait remporté la bataille de Waterloo ? L’invitation à arpenter l’univers des possibles du passé n’est pas récente mais la position des historiens français à ce sujet semble arrêtée. Ces incursions mèneraient hors du domaine de l’histoire, celui des faits avérés. Ces fictions plaisantes seraient inutiles. Sans fascination ni rejet de principe, les auteurs s’attachent à revisiter cette ancienne question en dévoilant sa présence discrète, parfois honteuse, souvent implicite, dans les travaux d’histoire et de sciences sociales. Le raisonnement contrefactuel est courant et il mêle les intuitions les plus subjectives, les spéculations les plus absurdes et les hypothèses les plus sérieuses. Cerner précisément les conditions de sa pertinence et ses apports en termes de connaissance est l’enjeu de ce livre. Car, derrière ce raisonnement en apparence trivial, sourdent d’importantes questions : et d’abord celles des rapports entre histoire et fiction, de l’imputation causale, du déterminisme et de la contingence, ou encore celle de la vérité en histoire. L’architecture de l’ouvrage retranscrit l’itinéraire de recherche des auteurs. La première partie saisit la diversité des usages du raisonnement contrefactuel et de ses extensions, des plus loufoques aux plus sérieuses. Suit une séquence de décryptage qui s’attache à dresser l’inventaire des manières de faire et à évaluer leur pertinence pour la démarche historienne. Celles-ci devaient être expérimentées. C’est l’objet de la dernière partie du livre, qui entend éprouver sur pièces les questions et les outils forgés, dans le domaine de la recherche comme dans celui du partage des connaissances.

Les lapsus, les actes manqués, les symptômes sont comme des oiseaux qui viennent cogner de leur bec sur la vitre de la fenêtre.

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« Les lapsus, les actes manqués, les symptômes sont comme des oiseaux qui viennent cogner de leur bec sur la vitre de la fenêtre. Il ne s’agit pas de les interpréter. Il s’agit bien plutôt de situer leur trajectoire pour voir s’ils sont en mesure de servir d’indicateurs de nouveaux univers de référence, qui pourraient acquérir une consistance suffisante pour provoquer un tournant dans la situation » .

 

Guattari

Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes de Srdja Popovic

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Voici le livre des révolutions possibles, celles que nous pouvons faire, nous, les gens ordinaires. Il part d’un principe : si l’on veut lancer rapidement un mouvement de masse à l’époque d’Internet et de la société des loisirs, l’humour (et un peu de stratégie) est une « arme » de choix. Il s’appuie sur une expérience acquise dans près de cinquante pays aussi bien que sur les enseignements de Gandhi et du stratège Gene Sharp. Et il prend la voix exceptionnelle de Srdja Popovic, apôtre de la lutte non violente, qui fit tomber Milosevic, fut de toutes les « révolutions fleuries » (Géorgie, Liban, Ukraine, etc), et est considéré comme « l’architecte secret » du printemps arabe. Popovic nous fait entrer dans les coulisses des événements historiques du XXIe siècle. Il raconte ce qui marche et comment ça marche. Il explique aussi pourquoi cela échoue parfois, comme en Ukraine ou en Chine. Son livre réconcilie avec l’action politique et montre combien il est crucial d’aller au bout des choses. Car il ne suffit pas de protester ou de faire la révolution, il faut aussi avoir une vision claire de ce qu’on fera de la liberté.

Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes

Le pouvoir d’agir ensemble, ici et maintenant : Entretiens de Rob Hopkins

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Un jour de l’année 2005, Rob Hopkins, simple citoyen britannique, sort de chez lui et part frapper à la porte de ses voisins, dans la petite ville de Totnes – où il vient à peine d’emménager. Il leur propose rien de moins que se réunir pour organiser une nouvelle économie à l’échelle de leur territoire. Un nouveau modèle, la Ville en Transition, à partir des atouts disponibles localement : ne plus attendre que les aliments arrivent du bout du monde à grand renfort de pétrole, mais mettre en place des circuits courts et cultiver toutes les terres disponibles (jardins, toits; squares municipaux…) ; ne plus déplorer la pollution, mais regrouper ses concitoyens autour d’un projet de coopérative d’énergies renouvelables de proximité ; ne plus fulminer à propos des banques et de la Bourse, mais adopter une monnaie locale qui fertilise le territoire, etc. Son expérience n’a pas seulement fait ses preuves à Totnes, elle s’est répandue dans 1200 villes et 47 pays. Chacune de ces Villes en Transition transforme sans moyens ni notoriété son territoire pour le rendre plus autonome et plus résilient face aux chocs qui s’annoncent. Autant d’oasis, tous reliés, où venir puiser des solutions. La personnalité de Rob Hopkins et son épopée réveillent ce que nous avons de meilleur en nous. Rob Hopkins ranime un espoir enfoui sous des années de désillusions ou de résignation au « réalisme économique ». L’aventure des Villes en Transition donne envie de passer à l’action et dévoile les opportunités insoupçonnées que chacun porte en lui pour changer.

Le pouvoir d’agir ensemble, ici et maintenant : Entretiens

La médiocratie d’Alain Deneault

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« Rangez ces ouvrages compliqués, les livres comptables feront l’affaire. Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l’aise, vous risqueriez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune « bonne idée », la déchiqueteuse en est pleine. Ce regard perçant qui inquiète, dilatez-le, et décontractez vos lèvres – il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant à peu de chose : on doit pouvoir vous caser. Les temps ont changé. II n’y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l’incendie du Reichstag, et l’Aurore n’a encore tiré aucun coup de feu. Pourtant, l’assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

La médiocratie