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Catégorie : Histoire

L’anarchie d’Élisée

« C’est la lutte contre tout pouvoir officiel qui nous distingue essentiellement ; chaque individualité nous paraît être le centre de l’Univers et chacune a les mêmes droits à son développement intégral, sans intervention d’un pouvoir qui la dirige ou la châtie. »

Dans ce recueil de textes fondateurs, Élisée Reclus (1830-1905), géographe et anarchiste, replace les grands principes de l’idéal libertaire dans une perspective philosophique, politique et historique. Liant conscience de l’individu et question sociale, il nous délivre un message toujours inspirant : le monde est à nous.

L’Anarchisme d’Emma Goldman

« L’anarchisme nourrit tous les domaines de l’activité humaine. La science, les arts, les lettres, le théâtre, le combat pour l’égalité économique, chaque lutte individuelle ou collective contre le désordre ambiant, en somme, est éclairée par la lumière spirituelle de l’anarchisme. C’est la philosophie de la souveraineté de l’individu. C’est la théorie de l’harmonie sociale. C’est une vague de vérité vivante et puissante qui déferle sur le monde et inaugurera une aube nouvelle. »

Dans ces textes, inédits en français, Emma Goldman (1869-1940), active militante et éditrice de la revue Mother Earth, livre sa définition de l’anarchisme : une philosophie révolutionnaire conciliant les intérêts de l’individu et ceux de la société.

Ce volume comprend : Le véritable sens de l’anarchisme, Minorités contre majorités, Un nouvelle Déclaration d’indépendance, Le point de vue d’une anarchiste sur la vie.

Préface de Laure Batier

Histoire D’un Allemand – Souvenirs 1914-1933 de Sebastian Haffner

Dans un texte rédigé en 1939 et publié à titre posthume, le journaliste allemand Sebastian Haffner fait une chronique saisissante de ses expériences personnelles pendant l’époque de l’instauration du nazisme. D’une clarté et d’une autorité exemplaires, son récit rend palpables, donc compréhensibles, les circonstances de l’avènement du régime hitlérien. A cet égard, c’est un ouvrage dont la lecture, en plus de l’intérêt littéraire qui la justifie, est indispensable à la connaissance de notre temps.

Michel Foucault en Californie de Simeon Wade

Un soir de mai 1975, le philosophe Michel Foucault contempla Vénus s’élever dans le ciel étoilé au-dessus du désert des Mojaves, dans la vallée de la Mort, en Californie. Quelques heures auparavant, il avait ingéré une dose de LSD offerte par les jeunes hôtes américains qui avaient organisé pour lui un road trip hors du commun. Ce fut une nuit d’hallucination et d’extase, qu’il décrira comme l’une des « expériences les plus importantes de [sa] vie », ayant bouleversé son existence et son œuvre.
Cet épisode, rapporté par certains biographes, a longtemps été sujet à caution, considéré comme tenant davantage de la légende que de la réalité. C’était avant que ne soit redécouverte une archive étonnante : le récit détaillé de cette aventure, consigné à l’époque par Simeon Wade, le jeune universitaire californien qui avait entraîné l’auteur de l’Histoire de la folie dans cette expérience psychédélique.
Demeuré inédit pendant plus de quarante ans, ce document original, mêlant anecdotes et dialogues, peut aussi être lu comme un texte littéraire, la chronique d’une excursion où se noue une amitié et d’où resurgit l’esprit d’une période. L’auteur de l’Histoire de la folie dans cette expérience psychédélique. Demeuré inédit pendant plus de quarante ans, ce document original, mêlant anecdotes et dialogues, peut aussi être lu comme un texte littéraire, la chronique d’une excursion où se noue une amitié et d’où resurgit l’esprit d’une période.

Simeon Wade (1940-2017) a enseigné l’histoire dans plusieurs universités dans les années 1970, avant de devenir infirmier à l’hôpital psychiatrique du comté de Los Angeles puis infirmier en chef à l’hôpital du comté de Ventura (Californie).

Abondance et liberté de Pierre Charbonnier

Une histoire environnementale des idées politiques

Sous la forme d’une magistrale enquête philosophique et historique, ce livre propose une histoire inédite : une histoire environnementale des idées politiques modernes. Il n’ambitionne donc pas de chercher dans ces dernières les germes de la pensée écologique (comme d’autres l’ont fait), mais bien de montrer comment toutes, qu’elles se revendiquent ou non de l’idéal écologiste, sont informées par une certaine conception du rapport à la terre et à l’environnement.
Il se trouve que les principales catégories politiques de la modernité se sont fondées sur l’idée d’une amélioration de la nature, d’une victoire décisive sur ses avarices et d’une illimitation de l’accès aux ressources terrestres. Ainsi la société politique d’individus libres, égaux et prospères voulue par les Modernes s’est-elle pensée, notamment avec l’essor de l’industrie assimilé au progrès, comme affranchie vis-à-vis des pesanteurs du monde.
Or ce pacte entre démocratie et croissance est aujourd’hui remis en question par le changement climatique et le bouleversement des équilibres écologiques. Il nous revient donc de donner un nouvel horizon à l’idéal d’émancipation politique, étant entendu que celui-ci ne peut plus reposer sur les promesses d’extension infinie du capitalisme industriel.
Pour y parvenir, l’écologie doit hériter du socialisme du XIXe siècle la capacité qu’il a eue de réagir au grand choc géo-écologique de l’industrialisation. Mais elle doit redéployer l’impératif de protection de la société dans une nouvelle direction, qui prenne acte de la solidarité des groupes sociaux avec leurs milieux dans un monde transformé par le changement climatique.

Les communards de Jean-Pierre Azéma & Michel Winock

Entre mars et mai 1871, Paris connut une insurrection révolutionnaire qui devait rapidement aboutir à la mise en place d’un conseil populaire, la Commune. Moins de deux mois plus tard, les insurgés capitulaient devant les troupes régulières et le gouvernement de Thiers, replié à Versailles. La répression fut sanglante. La Commune est un moment singulier dans l’histoire de France et demeure encore aujourd’hui l’enjeu d’une bataille mémorielle. Dans ce texte d’une grande clarté, richement illustré, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock évoquent l’avènement puis la chute de la Commune, mais également ses représentations ultérieures et ses conséquences à long terme.

L’inde ancienne au chevet de nos politiques de Jean-Joseph Boillot

L’Inde ancienne au chevet de nos politiques – L’art de la gouvernance selon l’Arthashâstra de KautyliEcrit il y a plus de vingt-cinq siècles, l’Arthashâstra propose une véritable doctrine de l’Etat, moderne, bienveillant et efficace. Kautilya, surnommé le Machiavel indien, porteur d’un conservatisme éclairé, y défend autant le-bien-être du peuple que l’autorité de son Roi. De cet immense traité, Jean-Joseph Boillot a extrait, traduit et adapté les grands principes de la bonne gouvernance. Parfaitement intemporelles, les questions qu’il aborde sont parfois même d’une étonnante actualité. Comment choisir ses ministres et mettre à l’épreuve leur moralité ? Comment assurer la sécurité des biens et des personnes ? Quel soin porter aux finances publiques et en prévenir les détournements ? Quelle place accorder à la justice ? Qu’est-ce que la souveraineté de l’Etat ? Alors que les grandes démocraties occidentales souffrent d’une profonde crise de gouvernance, que leurs dirigeants et leurs programmes ne sont plus capables d’enrayer la montée des populismes, le citoyen trouvera peut-être un peu de réconfort et le politique un peu d’inspiration à la lecture de l’un des plus grands traités de l’Inde ancienne.

La semaine sanglante. Mai 1871. Légendes et comptes de Michèle Audin

Mai 1871, légendes et comptes.

« Il ne s’agit pas de se jeter des crimes et des cadavres à la tête, mais de considérer ces êtres humains avec respect, de ne pas les laisser disparaître encore une fois. »

La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris s’est conclue par les massacres de la « Semaine sanglante », du 21 au 28 mai.
Cet événement a été peu étudié depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880).
Des sources, largement inexploitées jusqu’ici, permettent de découvrir ou de préciser les faits.
Les archives des cimetières, que Du Camp a tronquées et que Pelletan n’a pas pu consulter, celles de l’armée, de la police, des pompes funèbres permettent de rectifier quelques décomptes : dans les cimetières parisiens et pour la seule Semaine sanglante, on a inhumé plus de 10 000 corps. Auxquels il faut ajouter ceux qui ont été inhumés dans les cimetières de banlieue, qui ont brûlé dans les casemates des fortifications, et dont le décompte ne sera jamais connu, et ceux qui sont restés sous les pavés parisiens, exhumés jusqu’en 1920…

Avec cette étude implacable, Michèle Audin, grande connaisseuse de la Commune de Paris, autrice de Josée Meunier 19, rue des Juifs (Gallimard) et Eugène Varlin, ouvrier-relieur (Libertalia), rouvre un dossier brûlant.

Souvenirs d’un révolutionnaire, de juin 1848 à la Commune de Gustave Lefrançais

Jeune instituteur sur les barricades en juin 1848, premier président élu de la Commune de Paris en mars 1871, la trajectoire révolutionnaire de Lefrançais est fulgurante. Dans ces « Souvenirs », on le suit de prisons en exils, de meetings en batailles sanglantes, on participe à ses enthousiasmes, à ses détestations. Souvent drôle, toujours modeste, toujours clairvoyant, Lefrançais est un étonnant mémorialiste. Communiste, il n’a que mépris pour les socialistes à la Louis Blanc. Libertaire, il fait partie de la minorité de la Commune, opposée aux tendances autoritaires d’une majorité jacobine-blanquiste. Élu député du IVe arrondissement, il manque démissionner (« Je ne reconnaîtrai jamais aucune validité au suffrage universel, tant qu’il se manifestera au moyen d’un scrutin secret »). Lefrançais est notre ami, notre contemporain. Comme l’écrit Daniel Bensaïd dans sa présentation, « On est à mille lieux de la République prêtre, de la République pionne, de la République d’ordre, disciplinaire et inégalitaire ; à mille lieux d’une gauche servile aux possédants, de ses reniements et de ses renégations ; de ses révérences et de ses génuflexions. Avec Lefrançais, on est en bonne compagnie. »

A night at the garden

“As chilling and disorienting to watch as the most inventive full-length horror movie.” –The New Yorker

“In a scant six minutes of archival footage, director Marshall Curry delivers an emotional wallop.” –NPR

“In the current climate of intolerance, this footage is especially chilling.” 
–The New York Times

“A taut, dramatic seven-minute film.” –The Washington Post

“Eerily relevant.” –Rolling Stone

“Strictly remarkable.” –Los Angeles Times


In 1939, 20,000 Americans rallied in New York’s Madison Square Garden to celebrate the rise of Nazism – an event largely forgotten from American history. A NIGHT AT THE GARDEN, made entirely from archival footage filmed that night, transports audiences to this chilling gathering and shines a light on the power of demagoguery and anti-Semitism in the United States.

A NIGHT AT THE GARDEN was directed and edited by Marshall Curry and was supported and released by Field of Vision. The film was nominated for a 2019 Academy Award for Best Documentary Short; it was also an official selection at the Sundance Film Festival and was part of a special screening and panel discussion at the New York Film Festival. It was released on 22 Alamo Theater screens across the country and at The IFC Center in NYC.