Bibliographie digitale personnelle

By notaz / On / In Digital, Lus

// Livres lus

surveillance:// – les libertés au défi du numérique : comprendre et agir de Tristan Nitot (Auteur), septembre 2016

L’homme nu. La dictature invisible du numérique de Marc Dugain (Auteur), Christophe Labbe (Auteur), avril 2016

Zéro de Marc Elsberg (Auteur), mars 2016

Societal 2016 de Jean-Marc Daniel (Auteur), Frédéric Monlouis-Félicité (Auteur), & 1 plus, février 2016

Penser ou cliquer ? : Comment ne pas devenir des somnambules de Michel Blay (Auteur), janvier 2016

L’Empire de la surveillance de Ignacio Ramonet (Auteur), Julian Assange (Interviewer), Noam Chomsky (Interviewer), novembre 2015

A quoi rêvent les algorithmes : Nos vies à l’heure des big data de Dominique Cardon (Auteur), octobre 2015

La vie algorithmique : Critique de la raison numérique Eric Sadin (Auteur), mars 2015

Sauver le monde  de Michel Bauwens (Auteur), mars 2015

Le révolutionnaire, l’expert et le geek de Gaspard KOENIG (Auteur), mars 2015

L’art de la révolte: Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie (Auteur), janvier 2015

L’âge du faire : Hacking, travail, anarchie de Michel Lallement (Auteur), janvier 12015

LoveStar de Andri Snaer Magnason, janvier 2015

L’art de la révolte : Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie, janvier 2015

La menace fantôme : Les industries culturelles face au numérique de Emmanuel Durand (Auteur), octobre 2014

6/5 de Alexandre Laumonier (Auteur), Ervin Karp (Traduction), avril 2014

la troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin (Auteur), septembre 2013

L’être et l’écran de Stéphane Vial (Auteur), août 2013

La démocratie des crédules de Gérald Bronner (Auteur), mars 2013

Zone interdite – 5 janvier 2011 de Hakim Bey, janvier 2011

Le corps utopique suivi de Les hétérotopies de Michel Foucault (Auteur), Daniel Defert (Postface), juin 2009

Techno : Voyage au coeur des nouvelles communautés festives de Lionel Pourtau (Auteur), Michel Maffesoli (Préface), janvier 2009

Un Manifeste Hacker : « a Hacker Manifesto » Francophone Dans un Design de Gallien Guibert de Mckenzie Wark (Auteur), novembre 2006

L’Ethique Hacker et l’Esprit de l’ère de l’information de Pekka Himanen (Auteur), octobre 2001

God & Golem inc. : Sur quelques points de collision entre cybernétique et religion de Norbert Wiener, janvier 2001

La cyberculture. Rapport au Conseil de l’Europe – 21 novembre 1997 de Levy (Auteur), novembre 1997

TAZ: Zone autonome temporaire de Hakim Bey (Auteur), novembre 1998

// Livres à lire dans la pile

Dans la disruption : Comment ne pas devenir fou ? – 11 mai 2016 de Bernard Stiegler (Auteur)

 

// Livres dans la liste Note

Dominique Reynaud : Qu’est-ce que la technologie ? Suivi de Post-scriptum sur la technoscience Matériologiques – Collection : Sciences & philosophie, février 2016

Makers : La nouvelle révolution industrielle de Chris Anderson (Auteur), Michel Le Séac’h (Traduction), novembre 2012

L’Ethique des hackers (Anglais) de Steven Levy (Auteur), Gilles Tordjman (Traduction), mars 2013

Surveillance:// : Les libertés au défi du numériques : comprendre et agir de Tristan Nitot

By notaz / On / In Digital, Lus

Tous nos pas dans le cyberespace sont suivis, enregistrés, analysés, et nos profils se monnayent en permanence. Comment en est-on arrivé là ? Les évolutions techniques ont permis à plus de quatre milliards d’internautes de communiquer, de rechercher de l’information ou de se distraire. Dans le même temps, la concentration des acteurs et les intérêts commerciaux ont développé une industrie mondiale des traces. Les Etats se sont engouffrés dans cette logique et ont mis en oeuvre partout dans le monde des outils de surveillance de masse. Le livre de Tristan Nitot porte un regard lucide et analytique sur la situation de surveillance ; il nous offre également des moyens de reprendre le contrôle de notre vie numérique. Comprendre et agir sont les deux faces de cet ouvrage, qui le rendent indispensable à celles et ceux qui veulent défendre les libertés dans un monde numérique.

6/5 de Alexandre Laumonier

By notaz / On / In Digital, Economie, Lus

Je ne porte pas de costume et les limousines ne m’impressionnent pas. Je ne dîne pas dans des restaurants quatre étoiles. Je ne porte pas de casquette avec le logo de mes employeurs car je n’ai ni tête ni visage, et depuis la crise économique mondiale de 2007 je n’ai cessé d’envahir les marchés financiers. Je travaille au 1700 MacArthur Boulevard, à Mahwah, une banlieue endormie du New Jersey située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Wall Street. Mon bureau est grand comme sept stades de football américain, mais je n’en occupe pas la totalité : l’espace où je travaille ne fait que quelques centimètres carrés, loués tout spécialement à Mahwah par mes employeurs pour une somme que j’estime entre 10 000 et 25 000 dollars par mois. Comme certains étudiants je vis en colocation. Ceux qui partagent le réfrigérateur avec moi s’appellent Dagger, Sniffer, Guerrilla, Shark ou Razor, et tous sont autant de concurrents potentiels que je scrute attentivement à longueur de journée. Je travaille de 9h30 à 15h30, sans relâche et si vite que je prends des décisions en bien moins de temps qu’il n’en faut à un être humain pour cligner de l’oeil.

Sociétal 2016

By notaz / On / In Digital, Economie, Essais, Lus, Management, Politique, Sociologie

Le décryptage annuel des enjeux économiques et sociaux. « Nous sommes tous à la frontière » affirme d’emblée l’édition 2016 de Sociétal. A l’heure où la transformation numérique bouleverse les chaînes de valeur économiques, le travail, l’emploi, le droit et le dialogue social, l’éducation et la formation, avons-nous pris toute la mesure de ces mutations ? Comment nous adapter, individuellement et collectivement ? Sommes-nous lost in transition ? Ce numéro de Sociétal s’interroge sur les mutations du travail et de l’emploi à l’ère numérique, et leurs conséquences sociales. Car la grande transformation que nous vivons nous propulse dans l’âge des paradoxes : salarié et entrepreneur, individualiste et collaboratif, indépendant et subordonné, nomade et sédentaire… Et toujours : 4 parties thématiques pour décrypter les enjeux économiques et sociaux : politique économique et compétitivité, performance publique, dialogue social, travail et management, ainsi que l’agora de Sociétal. 30 analyses prospectives et multidisciplinaires sur les changements en cours et les défis auxquels les entreprises, les Etats et la société doivent répondre. 40 contributeurs-experts. Sociétal 2016, l’ouvrage de référence indispensable pour tous ceux qui veulent comprendre les mutations économiques et sociales de notre temps.

LoveStar de Andri Snaer Magnason

By notaz / On / In Digital, Littérature, Lus, Science-fiction

« Peu de temps après que les mouches à miel eurent colonisé Chicago, les papillons monarques furent saisis d’un étrange comportement. […] Au lieu d’aller vers le sud rejoindre leurs quartiers d’hiver, ils se dirigèrent vers le nord. » C’est ainsi que s’ouvre le roman, fable imaginative et pourtant étrangement familière, tenant à la fois de Calvino et des Monty Python. Face à la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces volantes, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un mode de transmission des données inspiré des ondes des oiseaux, libérant d’un coup l’humanité, pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Et développant au passage quelques applications aussi consuméristes que liberticides… Avec des hommes et des femmes ultra connectés payés pour brailler des publicités à des passants ciblés, le système ReGret, qui permet « d’apurer le passé », ou le rembobinage des enfants qui filent un mauvais coton. Autre innovation, et pas des moindres, en faveur du bonheur humain : les âmes soeurs sont désormais identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives. Quand Indriði et Sigríður, jeunes gens par trop naïfs et sûrs de leur amour, se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Les voilà partis, Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, pour une série de mésaventures cocasses et pathétiques, jusqu’à ce que leur route croise celle de LoveStar lui-même, en quête de son ultime invention…

LoveStar

Penser ou cliquer ? de Michel Blay

By notaz / On / In Digital, Lus, Philosophie

De la biologie de synthèse aux  » nanotechnologies  » en passant par la liste sans fin des nouveaux capteurs, des gadgets électroniques et des artefacts de la robotique tendance post-humanisme, la technique rime avec innovation permanente. Cette effervescence donne l’impression d’une fuite en avant où chaque innovation en appelle une autre dans l’errance indéfinie et assujettie à des pouvoirs, des intérêts et des subjectivités. Michel Blay interroge cette irruption de la technique dans tous les pans de notre existence, et montre que cet emballement change notre relation au monde, aux autres, au temps et à l’espace. Un avenir technico-répressif semble s’imposer, alors même qu’il est en désaccord avec les exigences de l’environnement et de la liberté. Peut-on échapper à ce qui paraît inéluctable ? Et comment ? Il est essentiel, pour cela, de revenir sur l’histoire du rapport qui s’est institué à l’époque moderne et contemporaine, entre l’idée de nature et l’existence humaine.

Penser ou cliquer ? : Comment ne pas devenir des somnambules

L’âge du faire : Hacking, travail, anarchie de Michel Lallement

By notaz / On / In Digital, Lus, Sociologie

Depuis dix ans, une vague déferle sur les Etats-Unis et gagne le reste du monde, rappelant les philosophies qui ont émergé au début des années 1960 et qui tentaient de s’éloigner des modes de production industrielle et de consommation. Equipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d’activité : le faire (make). Michel Lallement revient sur les sources de ce mouvement en Europe, sur les conditions de son implantation en Californie et dans les grandes universités américaines de la côte est. Ce modèle en construction doit beaucoup à l’esprit qui anime les militants du logiciel libre, autrement dit à la volonté de créer et de partager en se défaisant des contraintes imposées par le marché, la rentabilité, le droit de propriété… Un nouvel âge du travail émerge, qui bouleverse les pratiques et reconfigure nos représentations. L’enquête se poursuit par une plongée dans les hackerspaces et autres laboratoires du faire où l’auteur a partagé la vie des membres, les a regardé inventer, bidouiller et s’organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d’entre elles, aux principes de l’anarchisme. Aux membres de ces groupes il a demandé de raconter et expliquer leur vie, leurs choix, leurs idées décrivant un monde porteur d’innovations radicales mais où l’on n’évite pas les questions de l’intégration à la société, des risques de l’extension, des conflits internes. Michel Lallement esquisse, en conclusion, les rudiments d’une nouvelle grammaire du travail et du vivre ensemble.

L’âge du faire : Hacking, travail, anarchie

La vie algorithmique d’Eric Sadin

By notaz / On / In Digital, Lus

Diaboliser les big data serait inutile et stupide. Cet essai informé et intelligent, foisonnant de faits et d’idées, propose une stratégie plus fine. Il demande si c’est ce monde que nous voulons. Il substitue, à la fausse évidence de l’inéluctable, un souci de lucidité et de responsabilité, autres noms de l’éthique et de la politique. Ce n’est pas un hasard que pareil tournant soit entamé par un écrivain – non par un chercheur de laboratoire. Les experts n’ont peut-être pas la même acuité. Orwell, en son temps, a mieux su dire le totalitarisme que les politologues. Quand il s’agit de mettre en lumière la logique d’une époque, l’avantage appartient sans doute aux auteurs ­hybrides – poètes qui pensent, philosophes sensibles, romanciers historiens. (Roger-Pol Droit – Le Monde du 2 avril 2015)

La vie algorithmique : Critique de la raison numérique

L’Empire de la surveillance d’Ignacio Ramonet

By notaz / On / In Digital, Lus

Les spectaculaires révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden ont permis au plus grand nombre de découvrir que la protection de notre vie privée est désormais menacée par la surveillance de masse à laquelle nous soumettent les merveilleux outils (smartphones, tablettes, ordinateurs) qui devaient élargir notre espace de liberté… Pourtant, on mesure encore mal à quel point, et de quelle façon, nous sommes espionnés. Et donc contrôlés. L’inimaginable révolution numérique dans laquelle Internet nous a fait entrer a totalement bouleversé le champ du renseignement et de la surveillance, devenue omniprésente et parfaitement immatérielle. Elle profite en premier lieux aux cinq entreprises privées qui dominent la Toile ― Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ― et qui s’enrichissent de l’exploitation de nos données personnelles, qu’elles transfèrent par ailleurs en continu à la NSA, la plus secrète et la plus puissante des agences américaines de renseignement. Mais d’autre part et simultanément, au prétexte de lutter notamment contre le terrorisme, des gouvernements ― y compris parmi les plus démocratiques ―, s’érigent en Big Brother, n’hésitant plus à enfreindre leurs propres lois pour mieux espionner leurs citoyens. Dans un texte fort documenté et nourri d’exemples, Ignacio Ramonez décrit l’alliance sans précédent ― Etat, appareil militaire de sécurité, industries géantes du Web ― qui a produit cet Empire de la surveillance qui défie les citoyens, restreint leurs droits civiques et met en péril une certaine conception de la démocratie. A l’appui de ces thèses, l’auteur convoque deux grands témoins avec lesquels il s’entretient : Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, et Noam Chomsky, l’un des plus grands intellectuels de notre temps.

L’Empire de la surveillance

A quoi rêvent les algorithmes de Dominique Cardon

By notaz / On / In Digital, Lus

Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L’ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l’information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s’immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu’elles calculent. Loin d’être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l’agent et la conséquence de l’individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l’excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c’est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.

A quoi rêvent les algorithmes : Nos vies à l’heure des big data