Le soin est un humanisme de Cynthia Fleury

By notaz / On / In Lus, Philosophie

Tel est le chemin éternel de l’humanisme : comment l’homme a cherché à se construire, à grandir, entrelacé avec ses comparses, pour grandir le tout,et non seulement lui-même, pour donner droit de cité à l’éthique, et ni plus ni moins aux hommes. Quand la civilisation n’est pas soin, elle n’est rien. Cynthia Fleury. Soigner, la chose est ingrate, laborieuse, elle prend du temps, ce temps qui est confisqué, ce temps qui n’est plus habité parles humanités. Ici se déploie une tentative de soigner l’incurie du monde, de poser au coeur du soin, de la santé, et plus généralement, dans nos relations avec les autres, l’exigence de rendre la vulnérabilité capacitaire et de porter l’existence de tous comme un enjeu propre, dans toutes les circonstances de la vie. Cynthia Fleury expose une vision humaniste de la vulnérabilité, Inséparable de la puissance régénératrice des individus ; elle conduit à une réflexion sur l’hôpital comme institution, sur les pratiques du monde soignant et sur les espaces de formation et d’échanges qui y sont liés, où les humanités doivent prendre racine et promouvoir une vie sociale et politique fondée sur l’attention créatrice de chacun à chacun.

La ville des réseaux – Un imaginaire politique de Antoine Picon

By notaz / On / In Lus, Politique

Comment l’imaginaire politique des réseaux renvoie aux idéaux de domination ainsi qu’à ceux de d’émancipation individuelle et collective? Cette ambivalence est caractéristique de tout imaginaire et pour questionner celle-ci, A. Picon s’est intéressé à «la ville des réseaux» autour de deux polarités. La première met en scène la tension «passé/présent», pour laquelle il considère la ville haussmannienne comme la genèse de la ville contemporaine des réseaux. La seconde interroge le rapport «contrôle/liberté» et prend pour exemple la «ville intelligente» (Smart City). L’auteur soulignant par ailleurs l’absence de réflexion critique qui accompagne le bouleversement profond de l environnement urbain.

L’intelligence artificielle n’existe pas de Luc Julia

By notaz / On / In Digital_Livres, Lus

Le document rare et l’incroyable parcours d’un inventeur français, qui à l’âge de neuf ans avait déjà construit un robot pour faire son lit et a ensuite été l’un des deux créateurs de Siri. Son objectif ici : tordre le cou aux idées reçues et aux fantasmes qui entourent l’IA aujourd’hui.
Vous ne comprenez rien à l’intelligence artificielle (IA) ? Vous avez peur que de méchants robots prennent le pouvoir et finissent par contrôler le monde ? Vous vous intéressez à l’IA et aux nouvelles technologies, mais vous aimeriez entendre un autre son de cloche ? Alors ce livre est pour vous !
 » Tout est parti d’un immense malentendu. En 1956, lors de la conférence de Dartmouth, John McCarthy a convaincu ses collègues d’employer l’expression  » intelligence artificielle  » pour décrire une discipline qui n’avait rien à voir avec l’intelligence. Tous les fantasmes et les fausses idées dont on nous abreuve aujourd’hui découlent de cette appellation malheureuse.
Dans ce livre, je vous invite à me suivre, de mon petit village près de Toulouse à la Silicon Valley, sur les traces de cette fameuse  » intelligence artificielle  » à propos de laquelle on entend dire tant de bêtises, pour comprendre de quoi il s’agit exactement et anticiper ce qu’elle peut nous réserver à l’avenir.
Car aujourd’hui je l’affirme haut et fort : l’intelligence artificielle n’existe pas !  »

Dr. LUC JULIA est l’un des deux créateurs de l’assistant vocal d’Apple, Siri. Il est aujourd’hui Senior Vice-président et Chief Technical Officer du tout nouveau laboratoire d’intelligence artificielle de Samsung (SAIL) à Paris.

La nudité du pouvoir : Comprendre le moment Macron de Roland Gori

By notaz / On / In Lus, Politique

Nous vivons un moment politique inédit dont l’élection d’Emmanuel Macron est à la fois le symptôme et l’opérateur. Les hommes politiques ressemblent plus à leur époque qu’à l’idéologie dont ils se réclament. La nôtre ne fait pas exception. Il fallait à notre pays un certain culot pour élire à la magistrature suprême un jeune homme quasiment inconnu, négociateur habile du compromis autant que « traître » méthodique. Emmanuel Macron est le personnage héroïque de cette modernité où les élites désertent les valeurs de dette, de justice et d’égalité au profit de celles de performance et d’efficacité. La vision du monde d’Emmanuel Macron est sans cesse claironnée : l’entreprise est le « foyer d’expérience » à partir duquel doit s’organiser le gouvernement de soi et des autres. Elle doit modeler la société, l’Etat, la Nation start up, l’individu lui-même. Pour mettre en oeuvre cette politique, Emmanuel Macron construit méthodiquement l’édifice d’un pouvoir vertical, Palais des Glaces où se reflète à tous les niveaux l’image hybride d’un Président autoritaire et séducteur, entouré d’une nouvelle aristocratie technico-financière dévouée corps et âme. Cette nouvelle « noblesse » manie la puissance des algorithmes et pratique les réseaux sociaux pour mieux en finir avec les « corps intermédiaires » (syndicats, presse, élus, partis). La tentation d’un gouvernement « post-démocratique » n’a jamais été aussi forte. Au-delà d’une analyse du temps présent, l’ouvrage propose une réflexion sur la nature et l’origine du pouvoir. Rien de nouveau ne saurait advenir sans une remise en cause de notre relation au pouvoir qui ne détient sa force que de notre cécité. Le désir de démocratie suppose un certain courage, courage fraternel de pouvoir dire ensemble que « l’Empereur est nu ».

Le Cri du Peuple (22 février 1871 – 23 mai 1871) de Maxime Jourdan

By notaz / On / In Histoire, Lus, Politique

Par son tirage considérable, la qualité de ses articles, le prestige et l’aura de son rédacteur en chef, Jules Vallès, Le Cri du Peuple s’est imposé comme le plus célèbre quotidien de la Commune de Paris. S’appuyant sur une lecture minutieuse du journal et sur de nombreuses sources d’archives, l’auteur livre ici au public la première étude d’ensemble de ce qui demeure aujourd’hui encore un modèle de journalisme politique.

Moka de Tatiana de Rosnay

By notaz / On / In Lus, Roman

Ce qu’une mère est prête à faire par amour
À 40 ans Justine mène une vie tranquille entre son mari et ses deux enfants. Mais son existence bascule lorsqu’un chauffard renverse son fils et prends la fuite à bord d’une voiture couleur moka. Grièvement blessé Malcolm sombre dans le coma. L’enquête piétine… La police, faute d’indices est prête à classer l’affaire. Seule contre tous – ou presque –, Justine veut découvrir la vérité. Aller jusqu’au bout, coûte que coûte, pour démasquer le coupable.

Moka entraine le lecteur dans un étourdissant suspense psychologique.

Où atterrir ? de Bruno Latour

By notaz / On / In Essais, Lus, Philosophie

Peut-on continuer à faire de la politique comme si de rien n’était, comme si tout n’était pas en train de s’effondrer autour de nous ? Dans ce court texte politique, Bruno Latour propose de nouveaux repères, matérialistes, enfin vraiment matérialistes, à tous ceux qui veulent échapper aux ruines de nos anciens modes de pensée.
Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien –; et par conséquent dont ils ne voient pas l’immense énergie politique qu’on pourrait tirer de leur rapprochement.

D’abord la  » dérégulation  » qui va donner au mot de  » globalisation  » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l’explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l’entreprise systématique pour nier l’existence de la mutation climatique.
L’hypothèse est qu’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C’est ce qui expliquerait l’explosion des inégalités, l’étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l’État national.
Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D’où l’importance de savoir comment s’orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux.

L’anarchie d’Errico Malatesta

By notaz / On / In Lus, Politique

L’anarchie et Le programme anarchiste sont les deux textes les plus célèbres et les plus fondamentaux parmi tous les articles, pamphlets, tracts rédigés par le penseur et militant anarchiste italien. Ensemble, ils forment ce qu’on pourrait appeler le manifeste anarchiste de Malatesta. Le premier, rédigé en 1884, est un exposé des principes de base de l’anarchisme et un plaidoyer pour l’abolition de la propriété privée et du gouvernement. Le second texte dresse de façon plus détaillée la liste des moyens qui sont à notre portée pour arriver à une société sans Etat ni propriété et qui se divisent en deux catégories : ceux qui relèvent de la lutte économique, comme la grève, et ceux qui mènent à l’abolition de l’Etat et qui relèvent de la lutte politique.

Composer avec les Moutons de Vinciane Despret & Michel Meuret

By notaz / On / In Lus, Science

sdqsdq

Si les moutons traînent derrière eux une réputation d’animaux stupides, c’est la faute de Panurge. Or les moutons n’adoptent de comportement « moutonnier » que lorsqu’ils sont d’accord et y trouvent de l’intérêt : il n’y a pas de moutons idiots, juste des animaux « mal élevés ». Une philosophe et un écologue ont retracé, avec une dizaine de bergers, une aventure rarement évoquée, celle où des animaux apprennent à des humains à leur apprendre. Leur objectif : comprendre comment cet apprentissage se construit.
Cet ouvrage révèle un fait peu connu : bergers et brebis sont engagés dans une conversation permanente, faite d’apprentissages réciproques et de respect. Ensemble, ils créent de la cohérence et cultivent l’idée de ce que peut être la possible beauté du monde. Les moutons font mieux : ils réalisent cette idée. Et ils le font, notamment, en mangeant.
Composer avec les moutons, voilà ce qu’apprennent à faire, au quotidien, ces bergers. Humains et animaux s’engagent ensemble dans la création, non seulement d’un accord, mais également d’un éthos des manières d’habiter le monde. Tout un art de reconstruire l’étoffe un peu partout abîmée des continuités sensorielles. C’est cela aussi, composer avec les moutons.

La démocratie aux champs de Joëlle Zask

By notaz / On / In Lus, Pensée non paresseuse, Philosophie, Politique

Du jardin d’Éden à la  » petite république  » de la ferme de Jefferson, des hortillonnages médiévaux d’Amiens à l’agriculture urbaine de Savannah, en passant par les kibboutz, les jardins ouvriers ou les jardins partagés urbains, et bien d’autres épisodes tous plus inventifs les uns que les autres, ce livre examine ce qui, dans les relations entre l’agriculteur ou le jardinier et la terre cultivée, favorise la formation de la citoyenneté, une puissance de changement considérable.
On a l’habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l’usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
À l’opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l’essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d’expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d’Éden qu’Adam doit  » cultiver  » et aussi  » garder  » à la  » petite république  » que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des  » guérillas vertes  » aux jardins partagés australiens.
Cultiver la terre n’est pas un travail comme un autre. Ce n’est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C’est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu’on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L’agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l’écologie démocratique.