Les Rois d’Islande de Guðmundsson Einar Már

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Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík petit port de pêche battu par les vents ou fief d armateurs, question de point de vue.
Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d épargne. On compte dans la famille de grands hommes, des hôtesses de l air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps.
Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d être les rois d Islande.
L histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l aura compris, un tourbillon de portraits hautement réjouissants la saga contemporaine d une famille exubérante et totalement déjantée.

Faire l’économie de la haine : Essais sur la censure de Alain Deneault

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Point de haine de l’économie là où on nous fait aimer l’argent (à tout prix). Point de haine de l’économie, mais une économie de la haine. Le programme : faire l’économie de la haine. Haïr sans qu’il n’y paraisse. Ainsi s’investit-on dans l’asservissement à l’argent. L’argent fait écran : faut-il vraiment qu’on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d’une action monte en Bourse ? Pourquoi faisons-nous l’économie de ces questions ? Pour Alain Deneault, cette façon « obligée » d’appréhender le réel participe de l’autocensure, un phénomène qui ne relève pas de la psychologie individuelle, mais d’un fait social.

Traité d’économie hérétique de Thomas Porcher

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« La dette publique est un danger pour les générations futures », « La France n’a pas fait de réformes depuis plus de trente ans », « Notre modèle social est inefficace », « Le Code du travail empêche les entreprises d’embaucher », « Une autre politique économique, c’est finir comme le Venezuela » ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l’abri de ce qu’elle prétend nécessaire d’infliger au reste de la population pour sauver la France.
Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu’elles ne semblent plus pouvoir faire l’objet du moindre débat. C’est justement l’objet de ce livre : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues « vérités économiques ».
Savez-vous qu’il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200 % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé ?
Dans ce traité d’économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.

Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins) et de publications dans des revues académiques internationales.

Le champignon de la fin du monde de Anna Lowenhaupt Tsing

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Dans les vestiges des grands pins ponderosas d’Oregon pousse le matsutake, un champignon qui compte parmi les aliments les plus chers au monde. C’est le point de départ de cette enquête qui transforme un paradoxe en outil d’exploration : en suivant la piste de ce champignon rare, Anna Tsing décrypte la dynamique de notre monde au bord de la destruction au moyen d’outils conceptuels neufs. Bien plus qu’une métaphore, le matsutake est une leçon d’optimisme dans un monde désespérant.
Ce n’est pas seulement dans les pays ravagés par la guerre qu’il faut apprendre à vivre dans les ruines. Car les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés. Mais l’erreur serait de croire que l’on se contente d’y survivre.
Dans les ruines prolifèrent en effet de nouveaux mondes qu’Anna Tsing a choisi d’explorer en suivant l’odyssée étonnante d’un mystérieux champignon qui ne pousse que dans les forêts détruites.
Suivre les matsutakes, c’est s’intéresser aux cueilleurs de l’Oregon, ces travailleurs précaires, vétérans des guerres américaines, immigrés sans papiers, qui vendent chaque soir les champignons ramassés le jour et qui termineront comme des produits de luxe sur les étals des épiceries fines japonaises. Chemin faisant, on comprend pourquoi la  » précarité  » n’est pas seulement un terme décrivant la condition des cueilleurs sans emploi stable mais un concept pour penser le monde qui nous est imposé.
Suivre les matsutakes, c’est apporter un éclairage nouveau sur la manière dont le capitalisme s’est inventé comme mode d’exploitation et dont il ravage aujourd’hui la planète.
Suivre les matsutakes, c’est aussi une nouvelle manière de faire de la biologie : les champignons sont une espèce très particulière qui bouscule les fondements des sciences du vivant.
Les matsutakes ne sont donc pas un prétexte ou une métaphore, ils sont le support surprenant d’une leçon d’optimisme dans un monde désespérant.

Traqueurs, t2 : L’Héritage de sang Album de David Munoz & Tirso

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Ce n’était pas une légende : le cerbère des dieux existe bel et bien ! Sauf que pour l’heure, les aventuriers ont d’autres soucis. Jonas est blessé, capturé par Mancini et ses hommes en compagnie de Mara, la femme de Toledano dont il est secrètement amoureux. Épuisés et affamés, ils restent sans nouvelles de ce dernier, parti sur les traces de la créature… La traqueront-ils avant les hommes de Mancini ? Mais surtout… ont-ils vraiment intérêt à la trouver ?

Écrite par David Muñoz, Les Traqueurs est une nouvelle grande série de pirates et d’aventure maritime matinée de fantastique, entre Pirates des Caraïbes, Conquistador et Long John Silver. Du divertissement à grand spectacle, somptueusement mis en image par le dessin explosif du prodige Tirso, dessinateur issu de la dynamique école espagnole.

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

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Les citadins regardent les arbres comme des « robots biologiques » conçus pour produire de l’oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d’un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons appelé ironiquement « Bois Wide Web ». La critique allemande a salué unanimement ce tour de force littéraire et la manière dont l’ouvrage éveille chez les lecteurs une curiosité enfantine pour les rouages secrets de la nature.

Charogne de Benoit Vidal & Borris

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Sa mort va leur faire vivre un enfer

Dans ce petit village des Pyrénées, le curé ne viendra plus célébrer l office, tant que l église ne sera pas réparée. Monter jusqu à mi-pente pour les grands événements, il veut bien, mais pas plus loin ! Malheureusement, Joseph, le maire, homme bienfaiteur et aimé de tous, meurt brutalement. Il va falloir descendre le cercueil à dos d hommes pour une dernière bénédiction en suivant un chemin de montagne escarpé. Et ça ne sera pas une partie de plaisir car, en plus du poids du mort, le cortège funèbre trimballe son lot de ranc urs familiales et de lourds secrets. Pour finir, les éléments s en mêlent et la tension déjà palpable devient électrique lorsque l orage survient. Le dernier voyage de Joseph pourrait bien être aussi le leur…

Ce thriller rural, haletant comme Le salaire de la peur et âpre comme un roman de Giono, nous emmène dans un périple où la mort et le poids de la culpabilité n épargnent personne. Borris, talent plus que prometteur, impressionne par sa maîtrise narrative et son dessin d une grande maturité, incarnant à merveille ces gueules et ces dialogues ciselés coécrits avec Benoit Vidal.

Meto, t1 : La Maison de Lylian

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« 64 garçons vivent dans une grande maison coupée du monde. Je suis l’un d’eux »

Ils sont 64 enfants, coupés du monde et surveillés de main de fer par les Césars. Le quotidien de Méto, Quintus et leurs camarades est régulé par des règles étranges et rigides. Aucun écart de conduite n’est toléré. Seule manière de survivre à ce quotidien : respecter le code de conduite, encore et encore. Lorsque Méto se voit confier la responsabilité de former le nouvel arrivant Crassus, il sait qu’il va devoir mettre les bouchées doubles pour ne pas être sanctionné. Tandis qu’il lui enseigne les règles de la maison, Méto débute une quête de la vérité : pourquoi personne n’a de souvenirs d’avant leur arrivée ? Pourquoi sont-ils ici ? Et surtout, qu’il y a-t-il à l’extérieur ?

Lylian et le dessinateur Nesmo retranscrivent avec brio l’ambiance mystérieuse et claustrophobique de l’œuvre d’Yves Grevet. Ce huis clos nous plonge dans les tourments d’adolescents livrés à eux-mêmes, qui doivent faire face à des épreuves aussi bien physiques que mentales face à l’inconnu et l’obscurantisme. Le premier tome d’une série qui s’annonce incontournable.

La trilogie culte d’Yves Grevet est éditée chez Syros, traduite en 8 langues et récompensée par 13 prix littéraires.

Les Beaux Étés, t4 : Repos du Guerrier de Zidrou & Jordi Lafebre

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Dans ce 4e tome, nous retrouvons les Faldérault au complet : Pierre, Madeleine et leurs quatre enfants, auxquels s’est joint Jean-Manu, le petit ami de Nicole. Cet été sera celui du grand changement : Pierre est devenu copropriétaire d’une villa toute neuve, clé sur porte, dans la campagne provençale ! En route ! La clé, ils l’ont – mais où diable se trouvent la porte et la villa ?… Plus que jamais, l’aventure est au programme, et c’est avec bonne humeur que la famille se serre les coudes. L’été des Faldérault, c’est sacré ! Et celui-là va drôlement marquer les mémoires…

L’obsolescence programmée de nos sentiments de Zidrou & Jongh Aimée

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Lui, il s’appelle Ulysse. Il est veuf depuis plusieurs années et lorsqu’il perd son travail de déménageur, à 59 ans, une grande solitude s’empare de lui. Impossible même de s’entourer de ses enfants : sa fille est morte dans un accident à l’âge de 16 ans et son fils est très pris par son travail. Elle, c’est Mme Solenza. Méditerranée de son prénom, 62 ans au compteur. Ancien modèle (elle a fait la couverture de Lui dans sa jeunesse !), elle ne s’est jamais mariée et tient la fromagerie de sa mère qui vient de décéder après une longue maladie. Si leurs jours s’écoulent tristement et leurs occupations ne suffisent pas à masquer l’isolement qui est le leur, c’était sans compter un miracle émotionnel. Car entre cette femme et cet homme va se tisser une histoire d’amour d’autant plus belle qu’elle est tardive, et merveilleusement porteuse d’avenir…