Les Rois d’Islande de Guðmundsson Einar Már

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Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík petit port de pêche battu par les vents ou fief d armateurs, question de point de vue.
Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d épargne. On compte dans la famille de grands hommes, des hôtesses de l air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps.
Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d être les rois d Islande.
L histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l aura compris, un tourbillon de portraits hautement réjouissants la saga contemporaine d une famille exubérante et totalement déjantée.

Faire l’économie de la haine : Essais sur la censure de Alain Deneault

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Point de haine de l’économie là où on nous fait aimer l’argent (à tout prix). Point de haine de l’économie, mais une économie de la haine. Le programme : faire l’économie de la haine. Haïr sans qu’il n’y paraisse. Ainsi s’investit-on dans l’asservissement à l’argent. L’argent fait écran : faut-il vraiment qu’on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d’une action monte en Bourse ? Pourquoi faisons-nous l’économie de ces questions ? Pour Alain Deneault, cette façon « obligée » d’appréhender le réel participe de l’autocensure, un phénomène qui ne relève pas de la psychologie individuelle, mais d’un fait social.

Expérimenter la démocratie participative au niveau local

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Maire de Kingersheim, Jo Spiegel a eu envie de gouverner la commune « non seulement pour les citoyens mais avec les citoyens« .
Il explique : « Je pense qu’on est passé maitre dans la conquête du pouvoir mais nous restons des analphabètes lorsqu’il s’agit de le partager. »
Jo Spiegel conclut : « Si on a pas cette utopie que c’est ici et maintenant que dans nos communes que les choses vont changer, qui va le changer ? »

Traité d’économie hérétique de Thomas Porcher

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« La dette publique est un danger pour les générations futures », « La France n’a pas fait de réformes depuis plus de trente ans », « Notre modèle social est inefficace », « Le Code du travail empêche les entreprises d’embaucher », « Une autre politique économique, c’est finir comme le Venezuela » ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l’abri de ce qu’elle prétend nécessaire d’infliger au reste de la population pour sauver la France.
Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu’elles ne semblent plus pouvoir faire l’objet du moindre débat. C’est justement l’objet de ce livre : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues « vérités économiques ».
Savez-vous qu’il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200 % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé ?
Dans ce traité d’économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.

Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins) et de publications dans des revues académiques internationales.

Rude semaine pour les libertés

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L’euphorie footballistique de ces derniers jours a un peu masqué trois agressions contre les libertés publiques : le « délit de solidarité », le vote de la loi « fake news » et la saisie de la dotation du Rassemblement national. Cette dernière, probablement la plus grave a été rendue possible par une manœuvre déroutante et particulièrement inquiétante…

Lire la suite de l’article de Régis de Castelnau

Le champignon de la fin du monde de Anna Lowenhaupt Tsing

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Dans les vestiges des grands pins ponderosas d’Oregon pousse le matsutake, un champignon qui compte parmi les aliments les plus chers au monde. C’est le point de départ de cette enquête qui transforme un paradoxe en outil d’exploration : en suivant la piste de ce champignon rare, Anna Tsing décrypte la dynamique de notre monde au bord de la destruction au moyen d’outils conceptuels neufs. Bien plus qu’une métaphore, le matsutake est une leçon d’optimisme dans un monde désespérant.
Ce n’est pas seulement dans les pays ravagés par la guerre qu’il faut apprendre à vivre dans les ruines. Car les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés. Mais l’erreur serait de croire que l’on se contente d’y survivre.
Dans les ruines prolifèrent en effet de nouveaux mondes qu’Anna Tsing a choisi d’explorer en suivant l’odyssée étonnante d’un mystérieux champignon qui ne pousse que dans les forêts détruites.
Suivre les matsutakes, c’est s’intéresser aux cueilleurs de l’Oregon, ces travailleurs précaires, vétérans des guerres américaines, immigrés sans papiers, qui vendent chaque soir les champignons ramassés le jour et qui termineront comme des produits de luxe sur les étals des épiceries fines japonaises. Chemin faisant, on comprend pourquoi la  » précarité  » n’est pas seulement un terme décrivant la condition des cueilleurs sans emploi stable mais un concept pour penser le monde qui nous est imposé.
Suivre les matsutakes, c’est apporter un éclairage nouveau sur la manière dont le capitalisme s’est inventé comme mode d’exploitation et dont il ravage aujourd’hui la planète.
Suivre les matsutakes, c’est aussi une nouvelle manière de faire de la biologie : les champignons sont une espèce très particulière qui bouscule les fondements des sciences du vivant.
Les matsutakes ne sont donc pas un prétexte ou une métaphore, ils sont le support surprenant d’une leçon d’optimisme dans un monde désespérant.

Traqueurs, t2 : L’Héritage de sang Album de David Munoz & Tirso

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Ce n’était pas une légende : le cerbère des dieux existe bel et bien ! Sauf que pour l’heure, les aventuriers ont d’autres soucis. Jonas est blessé, capturé par Mancini et ses hommes en compagnie de Mara, la femme de Toledano dont il est secrètement amoureux. Épuisés et affamés, ils restent sans nouvelles de ce dernier, parti sur les traces de la créature… La traqueront-ils avant les hommes de Mancini ? Mais surtout… ont-ils vraiment intérêt à la trouver ?

Écrite par David Muñoz, Les Traqueurs est une nouvelle grande série de pirates et d’aventure maritime matinée de fantastique, entre Pirates des Caraïbes, Conquistador et Long John Silver. Du divertissement à grand spectacle, somptueusement mis en image par le dessin explosif du prodige Tirso, dessinateur issu de la dynamique école espagnole.