Angoisse – Le double secret de Max Dorra

By notaz / On / In Essais, Lus, Sciences humaines

Rarement avouée, notamment par les hommes qui la croient signe de faiblesse, l’angoisse est le sentiment le plus universel et le plus dissimulé. Elle commence avec la peur du jugement : comment en arrive-t-on se sentir  » laid  » ou  » bête  » à cause d’un regard ou d’une expression ? Il y a des mots qui tuent parce qu’ils nous collent une certaine image de nous-mêmes.
Le pouvoir sur soi et le pouvoir politique sont directement liés à cette maîtrise de l’angoisse.
L’angoisse se cache derrière la violence. Il est donc essentiel d’apprendre à l’accepter et à la contrôler car elle fait partie de la vie. Il faudrait inscrire très tôt une pédagogie de l’angoisse dans les programmes scolaires.
Face à l’angoisse, le concept de montage, issu du cinéma, est précieux. Un montage, comme le suggère le grand cinéaste Eisenstein, met en mouvement et se propage comme une onde qui réorganise notre mémoire, nos souvenirs heureux ou traumatiques. Nous sommes tout un chacun le produit d’un montage à la fois individuel et social, que nous n’avons pas choisi, et que nous pouvons démonter et remonter.

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