La révolte de Pierandrea Amato

By notaz / On / In Lus, Politique, Sociologie

La figure de la révolte suscite la méfiance. On lui préfère généralement celle de la révolution. Pour Pierandrea Amato, la révolte constitue au contraire le présupposé ultra-politique de toute politique véritable, car elle est ontologiquement inscrite en chacun. L’être ne peut en effet, selon lui, s’exprimer de meilleure manière gue dans sa propension essentielle à la révolte : il est l’être-révoltant.

En partie suscitée par les émeutes survenues dans les banlieues françaises en novembre 2005, la réflexion gue mène ici Amato se donne pour ambition de «saisir ce qui fait la valeur d’une révolte à ce point extrême que les mots lui font défaut.»

«L’être-révoltant est ce qui, au sein de l’humain, demeure éternellement indéfinissable. Il désigne une tension sans fin dans la finitude propre à ce qui est humain : une disposition inépuisable au changement.»

Pierandrea Amato enseigne la philosophie à la faculté de Philosophie et Lettres de l’université de Messina (Italie). En France a paru : Antigone et Platon, Mimesis, 2009.

La révolte

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