Le moins du monde de Guy Viarre

By notaz / On / In Lus, Poésie

Ce livre a très probablement été rédigé durant l’été 2001, soit quelques mois seulement avant le suicide de l’auteur. Contrairement à la plupart des écrits de Guy Viarre, nous n’en connaissons qu’une seule version, sous la forme d’un tapuscrit relié, retrouvé dans les papiers du poète à Tarbes. Cet ouvrage est à n’en pas douter l’une des extrémités de l’œuvre de Guy Viarre. La fragmentation de la langue, la crispation du sens, l’épuisement du poème, déjà présents dans les livres précédents, arrivent ici à leur comble. Cela fait de Le Moins du monde un livre déroutant, dont la lecture pourra être jugée « difficile ». Il n’en demeure pas moins que ce poème éclaté, qui annonce à sa manière une terrible défaite, reste le témoin poignant d’une expérience hors du commun, aux limites de ce que peut un homme, avec sa langue, et contre elle. À la lisière d’un impossible – celui que fréquentait Guy Viarre dans les derniers mois de sa vie.

Le moins du monde

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