Le chant de la machine de David Blot & Mathias Cousin

By notaz / On / In Bande dessinée, Lus

Toute l’épopée de la house music racontée en bande dessinée ! Et non seulement relatée en images mais enseignée : ce genre inclassable n’aura plus de secret pour vous. Vous saurez comment est né le maxi disco, vous pourrez répéter partout ce que le break doit au uprock, on ne vous la fera plus jamais avec le bass drum. Kool Herc mixait sans casque ? Bien sûr ! New Order serait le chaînon manquant entre la pop et la dance ? Évidemment ! Depuis les seventies’nuits musicales du Loft à New York avec le dj David Mancuso et le Gallery de Nicky Siano jusqu’au Palace à Paris en passant par tous les dance-floors, une véritable fresque musicale se déplie sous nos yeux, en vignettes, en chansons, au son d’une disco enfiévrée, à coups de synthétiseur et de rythmes érotico-endiablés. Personnages dégingandés de cette scène époustouflante, tous les grands acteurs à l’origine des musiques électroniques défilent comme autant de stars ou de héros oubliés, se déchaînent sur les pistes les plus pailletées, inventent un genre nouveau et une manière inédite de diffuser la musique ! Le rythme haletant des vignettes retrace à grandes enjambées les influences, les inspirations et les destinées sans que le dessin ne perde en précision. Le lecteur se faufile dans les clubs new-yorkais et s’invite comme par effraction au Palace.

Les métamorphoses de la cité : Essai sur la dynamique de l’Occident de Pierre Manent

By notaz / On / In Lus, Politique, Sociologie

Le propos de ce livre est de présenter une interprétation de l’histoire de l’Occident, plus précisément une interprétation politique de cette révolution permanente qui a caractérisé l’Occident. Ma thèse est la suivante : la cité est la source première du développement occidental. Avant cette invention, les hommes vivaient selon l’ordre relativement immobile des familles, encore prégnant dans bien des régions du monde. Avec la cité, l’humanité s’engage dans ce nouvel élément qu’est le politique entendu comme gouvernement de la chose commune, et l’histoire de l’Occident devient alors celle de ses quatre grandes formes politiques: la cité donc, puis l’empire, l’Eglise et la nation. Cette succession n’est pas seulement chronologique, elle est aussi causale. Chaque nouvelle forme résulte de la précédente qui, parvenant au bout de ses possibilités, suscite la nouvelle. C’est ainsi que la cité, déployant ses énergies jusqu’à s’épuiser elle-même dans les luttes intestines et les guerres extérieures, donne naissance à l’empire occidental – celui d’Alexandre, puis celui de Rome. C’est ainsi que l’Eglise comme communauté universelle prend la suite de l’empire, incapable de préserver l’unité dont il portait la promesse. Pendant une grande partie de son histoire, l’Occident restera incertain de sa forme politique, hésitant entre la cité, l’empire et l’Eglise, jusqu’à ce que soit élaborée la forme politique qui permettra aux Européens de se gouverner enfin de manière rationnelle : la nation. Mais cette forme à son tour s’est détruite elle-même dans les guerres  » hyperboliques » du XXe siècle, et nous sommes aujourd’hui à la recherche d’une nouvelle forme politique. Cette étude s’efforce de retracer l’histoire politique, mais aussi intellectuelle et religieuse, de l’Occident en la rattachant sans cesse au problème politique par excellence: comment nous gouverner nous-mêmes? Cette histoire raisonnée des formes politiques est donc aussi une recherche de philosophie politique.

Siegfried d’Alex Alice

By notaz / On / In Bande dessinée, Lus

Librement adapté de la légende des Nibelungen, qui a inspiré à Wagner l’un de ses plus beaux opéras, Siegfried est un sommet de l’heroic fantasy – une bande dessinée fascinante qui renoue avec les mythes fondateurs des plus belles histoires. Siegfried, fils d’un mortel et d’une déesse, est élevé par le nain Nime, au milieu des loups. Poursuivi par Odin, le garçon tombe amoureux d’une walkyrie… L’ensemble est somptueusement mis en scène par Alex Alice, créateur du Château des étoiles et du Troisième Testament. Une intégrale très riche accompagnée de nombreux inédits.

L’Armée de l’Ombre, Tome 4 : Nous étions des hommes d’Olivier Speltens

By notaz / On / In Bande dessinée, Lus

Février 1945. L’Allemagne n’est plus qu’un champ de ruines. Dans une dernière tentative pour arrêter les Russes, les Allemands font sauter les ponts sur l’Oder, à seulement 90 kilomètres de Berlin. Le fanatisme hitlérien pousse le peuple jusqu’à l’ultime sacrifice : même les enfants sont enrôlés dans les troupes combattantes ! C’est dans cette période apocalyptique que Kessler et son groupe tentent de préserver la dernière étincelle d’humanité qui leur reste. Dans cet univers de destruction et de folie, en quoi peuvent-ils croire encore ? Et pour beaucoup, peuvent-ils encore se dire « Nous étions des hommes » ?

Bibliographie digitale personnelle

By notaz / On / In Digital, Lus

// Livres lus

L’homme nu. La dictature invisible du numérique de Marc Dugain (Auteur), Christophe Labbe (Auteur), avril 2016

Zéro de Marc Elsberg (Auteur), mars 2016

Societal 2016 de Jean-Marc Daniel (Auteur), Frédéric Monlouis-Félicité (Auteur), & 1 plus, février 2016

Penser ou cliquer ? : Comment ne pas devenir des somnambules de Michel Blay (Auteur), janvier 2016

L’Empire de la surveillance de Ignacio Ramonet (Auteur), Julian Assange (Interviewer), Noam Chomsky (Interviewer), novembre 2015

A quoi rêvent les algorithmes : Nos vies à l’heure des big data de Dominique Cardon (Auteur), octobre 2015

La vie algorithmique : Critique de la raison numérique Eric Sadin (Auteur), mars 2015

Sauver le monde  de Michel Bauwens (Auteur), mars 2015

Le révolutionnaire, l’expert et le geek de Gaspard KOENIG (Auteur), mars 2015

L’art de la révolte: Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie (Auteur), janvier 2015

L’âge du faire : Hacking, travail, anarchie de Michel Lallement (Auteur), janvier 12015

LoveStar de Andri Snaer Magnason, janvier 2015

L’art de la révolte : Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie, janvier 2015

La menace fantôme : Les industries culturelles face au numérique de Emmanuel Durand (Auteur), octobre 2014

6/5 de Alexandre Laumonier (Auteur), Ervin Karp (Traduction), avril 2014

la troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin (Auteur), septembre 2013

L’être et l’écran de Stéphane Vial (Auteur), août 2013

La démocratie des crédules de Gérald Bronner (Auteur), mars 2013

Zone interdite – 5 janvier 2011 de Hakim Bey, janvier 2011

Le corps utopique suivi de Les hétérotopies de Michel Foucault (Auteur), Daniel Defert (Postface), juin 2009

Techno : Voyage au coeur des nouvelles communautés festives de Lionel Pourtau (Auteur), Michel Maffesoli (Préface), janvier 2009

Un Manifeste Hacker : « a Hacker Manifesto » Francophone Dans un Design de Gallien Guibert de Mckenzie Wark (Auteur), novembre 2006

L’Ethique Hacker et l’Esprit de l’ère de l’information de Pekka Himanen (Auteur), octobre 2001

God & Golem inc. : Sur quelques points de collision entre cybernétique et religion de Norbert Wiener, janvier 2001

La cyberculture. Rapport au Conseil de l’Europe – 21 novembre 1997 de Levy (Auteur), novembre 1997

TAZ: Zone autonome temporaire de Hakim Bey (Auteur), novembre 1998

// Livres à lire dans la pile

Dans la disruption : Comment ne pas devenir fou ? – 11 mai 2016 de Bernard Stiegler (Auteur)

 

// Livres dans la liste Note

Dominique Reynaud : Qu’est-ce que la technologie ? Suivi de Post-scriptum sur la technoscience Matériologiques – Collection : Sciences & philosophie, février 2016

Makers : La nouvelle révolution industrielle de Chris Anderson (Auteur), Michel Le Séac’h (Traduction), novembre 2012

L’Ethique des hackers (Anglais) de Steven Levy (Auteur), Gilles Tordjman (Traduction), mars 2013

L’art de la révolte: Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie

By notaz / On / In Essais, Lus, Politique, Sociologie

Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning sont les figures essentielles des luttes qui se jouent autour des secrets d’État et de la surveillance de masse, des libertés à l’ère d’Internet, de la guerre et du terrorisme. Ils sont souvent considérés comme des lanceurs d’alerte révélant des informations. Pour Geoffroy de Lagasnerie, ils sont bien plus que cela : ce sont des personnages exemplaires qui réinventent un art de la révolte. Avec eux, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle manière de penser la politique et de se constituer comme sujet politique.
La pratique de l’anonymat telle que WikiLeaks la fait fonctionner, les gestes de fuite et les demandes d’asile de Snowden ou d’Assange rompent avec les formes traditionnelles de la contestation. Dès lors, ces modes d’action nous conduisent à nous interroger sur le fonctionnement de l’espace démocratique, sur les notions de citoyenneté, d’État, d’appartenance, de prise de parole, d’espace public, de collectif, et nous invitent à reformuler le langage de la philosophie critique.
La théorie contemporaine concentre son attention sur les rassemblements populaires comme Occupy, les Indignés ou les printemps arabes. Et si c’étaient les démarches solitaires de Snowden, d’Assange, de Manning qui constituaient les foyers où s’élabore une conception inédite de l’émancipation ?

Geoffroy de Lagasnerie est philosophe et sociologue. Il est professeur à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy. Il est l’auteur notamment de La Dernière Leçon de Michel Foucault (Fayard, 2012) et de Logique de la création (Fayard, 2011).

Les vrais ennemis de l’Occident: Du rejet de la Russie à l’islamisation des sociétés ouvertes de Alexandre Del Valle

By notaz / On / In Essais, Lus, Pensée non paresseuse, Politique

Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l ex-URSS, il montre que les pays de l OTAN n ont pas toujours changé leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l Ennemi suprême. A cette erreur sur l Ennemi correspond une erreur sur l Ami, l Occident demeurant allié aux « pôles de l islamisme sunnite » (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui uvrent, dans le cadre d un projet d expansion planétaire, à saper de l intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion.

Del Valle dresse un bilan des « révolutions de couleurs » appuyées par nombre d ONG américaines en Europe de l Est et les relie à l interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu « hiver islamiste ». Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu’il s’agisse des pôles « institutionnels » et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l’iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu on l imagine, l Occident doit de toute urgence définir la Menace et l Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques.

L enjeu n est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l homme ou de démocratie au reste du monde.

L’utilité de l’inutile: manifeste de Nuccio Ordine

By notaz / On / In Lus, Philosophie

Ces dernières années les humanités ont été, d’un commun accord à l’échelle mondiale, marginalisées, écartées non seulement des programmes scolaires, mais par-dessus-tout considérées comme quantité négligeable par les états ainsi que par les organismes privés aptes à les financer. Leur argument ? Pourquoi donner de l’argent à des domaines inutiles, c’est-à-dire ne produisant pas un profit immédiat ? A quoi bon, particulièrement dans un contexte de crise économique, gaspiller des ressources en soutenant des savoirs qui n’apporteront pas un retour sur investissement immédiat ?
Nuccio Ordine offre un plaidoyer bref et brillant pour les humanités.