Zone Temporaire Noétique

Menu

La passion du futur de Srećko Horvat

La passion du futur – Manifeste pour un mouvement de libération mondial
« Que les romans de Margaret Atwood redeviennent des fictions ! » La crise inédite inaugurée par le XXIe siècle – migratoire, écologique, politique, financière – a largement effrité le socle de nos libertés individuelles et des idéaux démocratiques. Il faut agir, mais quelles sont les options face à une société de contrôle qui étouffe toute forme de solidarité au profit de l’ordre et des intérêts financiers ? Que faire, lorsque les mobilisations traditionnelles, y compris les manifestations de masse, restent sans effet ? En s’inspirant de l’exemple de l’île de Vis, en Croatie, bastion des Partisans pendant la Seconde Guerre mondiale – ou comment, même aux heures les plus sombres de l’Histoire, une poignée de résistants peut faire basculer le destin d’un pays –, Srećko Horvat nous offre un véritable manuel de résistance et d’action populaire. Et si un autre monde était possible ? Il est urgent de nous libérer de nos chaînes : La poésie du futur nous ouvre la voie.
« Une vision percutante et facile d’accès, une urgente nécessité. » Noam Chomsky

La semaine sanglante. Mai 1871. Légendes et comptes de Michèle Audin

Mai 1871, légendes et comptes.

« Il ne s’agit pas de se jeter des crimes et des cadavres à la tête, mais de considérer ces êtres humains avec respect, de ne pas les laisser disparaître encore une fois. »

La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris s’est conclue par les massacres de la « Semaine sanglante », du 21 au 28 mai.
Cet événement a été peu étudié depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880).
Des sources, largement inexploitées jusqu’ici, permettent de découvrir ou de préciser les faits.
Les archives des cimetières, que Du Camp a tronquées et que Pelletan n’a pas pu consulter, celles de l’armée, de la police, des pompes funèbres permettent de rectifier quelques décomptes : dans les cimetières parisiens et pour la seule Semaine sanglante, on a inhumé plus de 10 000 corps. Auxquels il faut ajouter ceux qui ont été inhumés dans les cimetières de banlieue, qui ont brûlé dans les casemates des fortifications, et dont le décompte ne sera jamais connu, et ceux qui sont restés sous les pavés parisiens, exhumés jusqu’en 1920…

Avec cette étude implacable, Michèle Audin, grande connaisseuse de la Commune de Paris, autrice de Josée Meunier 19, rue des Juifs (Gallimard) et Eugène Varlin, ouvrier-relieur (Libertalia), rouvre un dossier brûlant.

À l’ère de la surveillance numérique

Avec l’Affaire Snowden, le scandale Cambridge Analytica, ou encore les révélations des Spy Files par Wikileaks, j’ai pris conscience que mes activités sur internet étaient surveillées. J’ai beau le savoir, je ne fais pas grand-chose pour l’éviter. Dans ma tête, c’est comme si c’était le prix à payer pour aller sur internet. Je continue à poster mes coups de gueule sur Facebook, je consulte Twitter plusieurs fois par jour, je commande des pizzas sur internet et je fais des milliers de recherches sur google. Mais à cause de l’épidémie de Covid19, quasiment toute ma vie, sociale et professionnelle, passe par mon ordinateur ou mon smartphone. Depuis le premier confinement, les questions se bousculent dans ma tête sans que j’arrive à les ignorer : que sont les données numériques ? Que révèlent-elles sur moi ? Qui les surveille et à quoi peuvent-elles servir ? Dans quelle mesure cette surveillance numérique est-elle problématique ? J’ai donc retroussé mes manches et, armé de mes livres, mon micro et mon clavier, j’ai décidé de mener l’enquête pour comprendre ce qu’il en était.

Une série documentaire d’Antoine Tricot, réalisée par Rafik Zenine sur France Culture

Épisode 1 :
Le capitalisme de surveillance
Le 29/03/2021
Smartphone, Sites Web, Objets connectés, tous récoltent des données sur ma vie privée. Mais à qui et à quoi ces données servent-elles ? Et finalement cette…

Épisode 2 :
Géopolitique de la surveillance numérique
Le 30/03/2021
Depuis quelques temps, je regarde mon portable Huawei d’un œil soucieux. Et si les services secrets chinois s’en servaient pour m’espionner ? Ou bien les…

Épisode 3 :
Dans les allées de la safe city
Le 31/03/2021
Même lorsque je n’utilise pas mon smartphone ou mon ordinateur, mon visage, ma démarche, mes déplacements sont scrutés par des caméras intelligentes qui…

Épisode 4 :
Échapper à la surveillance
Le 01/04/2021
Un maquillage anti-reconnaissance faciale, une technique de camouflage pour mes recherches sur le web, une formation en chiffrement de données, je ne recule…

L’Opportunité du Covid-19. de Raphaël Rossello

La crise liée au coronavirus est une opportunité pour admettre les déviances de notre écosystème et pouvoir le construire différemment. Raphaël Rossello démontre que, depuis 40 ans les bases vertueuses du libéralisme ont été perverties par la domination planétaire du néo-libéralisme dont l’usage de l’endettement permanent et massif a échoué mais créé artificiellement une richesse tellement fascinante pour une élite mondialisée.

Depuis 45 ans, Raphaël Rossello praticien assidu de l’économie réelle dénonce la prétention des néolibéraux fiers de l’extrême rigueur de leurs raisonnements même quand ils sont édifiés sur des hypothèses très douteuses comme celle du retour de la croissance. Le chaos de la pandémie va nous contraindre à regarder avec courage la réalité de notre système économique et social. Ce procès-verbal, riche de références et d’anecdotes, veut lever les incertitudes du futur et l’aborder avec un optimisme de combat.

Walden 2 de B. F. Skinner

Walden 2, communauté expérimentale est un ouvrage original, mi-roman, mi-conte philosophique, écrit en 1945, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et publié en 1948. Skinner choisit la fiction pour nous décrire une utopie communautaire réglée par les principes du comportementalisme. Un groupe d’un millier de personnes va tenter de vivre et de résoudre ses problèmes par le moyen de l’approche comportementale. C’est un clin d’œil à D. H. Thoreau, auteur de Walden, écrivain et penseur de l’immigration américaine, pionnier de la lutte contre l’esclavage.

Dans ce livre, Skinner expose son postulat : aucun gouvernement, aucune révolution ne peut rendre l’homme heureux ni le forcer à l’être. Les conditions du milieu étant en perpétuelle évolution, elles sont à réajuster sans cesse. Il propose donc une vision politique, un contre-pouvoir issu de sa théorie : les dirigeants devraient être soumis aux conséquences de leurs actes et différents comportements doivent être développés : partage, coopération, pacifisme, égalitarisme… Une expérimentation sociale qui fut même appliquée dès les années 1950 dans divers lieux, toujours en vigueur au Mexique dans la communauté des Horcornes, fondée par des psychologues mexicains.

Conte philosophique, Walden 2 nous éclaire sur les dysfonctionnements de nos systèmes politiques actuels.

La supercherie du télétravail de Christian Gauffer

Cet ouvrage est en décalage avec le discours ambiant. Une forme de saillie dans l’air du temps provoquant un inconfort pour le lecteur. Il pose de nombreuses questions, nous poussant à réfléchir, que l’on soit d’accord ou pas avec le point de vue engagé qui y est exposé. Supercherie, tromperie, escroquerie, chacun pourra se faire son opinion. Le regard d’un psychanalyste sur ce sujet d’actualité peut être surprenant, mais son approche est décapée par l’écoute de la souffrance des patients. Dans un effet de caisse de résonance et de dévoilement, il distingue les enjeux formels du télétravail des enjeux véritables, en redonnant au travail sa pleine dimension politique.

Contre les élections de David Van Reybrouck

Notre démocratie représentative est aujourd’hui dans une impasse. Sa légitimité vacille : de moins en moins de gens vont voter, les électeurs font des choix capricieux, le nombre d’adhérents des partis politiques est en baisse. En outre, l’efficacité de la démocratie est violemment mise à mal : toute action énergique de l’exécutif devient problématique, les hommes politiques adaptent de plus en plus leurs stratégies en fonction des échéances électorales.

Cet état de fait, David Van Reybrouck l’appelle « le syndrome de fatigue démocratique » et il s’interroge sur les moyens de concrets d’y remédier. Suivant les travaux récents de politologues renommés, il préconise de remettre à l’honneur un grand principe de démocratie qui a connu son apogée dans l’Athènes classique : celui du tirage au sort.

Au fil d’un exposé fervent et rigoureux, David Van Reybrouck démontre combien ce principe de tirage au sort pourrait être efficace pour donner un nouvel élan à nos démocraties essouflées. Car il s’agirait bien, en associant des citoyens représentatifs de toutes les strates professionelles et sociales, de rendre au peuple les moyens d’agir sur ce qui le concerne au premier chef.

La commune de Paris

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 260x348_jlr-caricature-13.jpg.

La Commune de Paris de mars à mai 1871, c’est un programme politique révolutionnaire qui nous questionne encore mais c’est aussi une guerre civile, un de ces moments de l’histoire dont les nations rejettent le souvenir pour oublier qu’ici on s’est entretué sur ce que devait être l’avenir commun sous le régime tant attendu de la République en France.

La commune n’est pas morte, elle bouge encore, d’autant plus ces dernières années où on l’a vue citée aux quatre coins du monde, de Paris à Oakland en passant par les ronds-points des Gilets Jaunes et le bateau de sauvetage des réfugiés en Méditerranée de l’artiste Banksy.

Qu’est-ce donc que la Commune ? Lorsqu’on évoque ces 72 jours on pense à Louise Michel, à Eugène Varlin, à Courbet et son dilemme : peindre ou faire la révolution. Il y a aussi ses barricades, l’incendie des Tuileries, l’air un peu fané du Temps des cerises et la plaque du cimetière du Père Lachaise sur le Mur des Fédérés.

Une série documentaire de Anaïs Kien, réalisée par Somany Na

La Commune de Paris, dernière révolution avant la République (4 épisodes)

L’Anomalie d’Hervé Le Tellier

«Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension.»
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

Souvenirs d’un révolutionnaire, de juin 1848 à la Commune de Gustave Lefrançais

Jeune instituteur sur les barricades en juin 1848, premier président élu de la Commune de Paris en mars 1871, la trajectoire révolutionnaire de Lefrançais est fulgurante. Dans ces « Souvenirs », on le suit de prisons en exils, de meetings en batailles sanglantes, on participe à ses enthousiasmes, à ses détestations. Souvent drôle, toujours modeste, toujours clairvoyant, Lefrançais est un étonnant mémorialiste. Communiste, il n’a que mépris pour les socialistes à la Louis Blanc. Libertaire, il fait partie de la minorité de la Commune, opposée aux tendances autoritaires d’une majorité jacobine-blanquiste. Élu député du IVe arrondissement, il manque démissionner (« Je ne reconnaîtrai jamais aucune validité au suffrage universel, tant qu’il se manifestera au moyen d’un scrutin secret »). Lefrançais est notre ami, notre contemporain. Comme l’écrit Daniel Bensaïd dans sa présentation, « On est à mille lieux de la République prêtre, de la République pionne, de la République d’ordre, disciplinaire et inégalitaire ; à mille lieux d’une gauche servile aux possédants, de ses reniements et de ses renégations ; de ses révérences et de ses génuflexions. Avec Lefrançais, on est en bonne compagnie. »