Habiter contre la métropole de Conseil nocturne

By notaz / On / In Lus, Sociologie

Dans la Métropole, la sensation de vivre dans un camp de concentration planétaire est à son comble. Face à un bouleversement global et dévastateur des modes de vie, la question qui fait écho en nous est la suivante?: « Où fuir?? » Occuper pleinement, arracher des territoires aux mains de la gouvernance mondiale capitaliste, créer des communautés sont les actes révolutionnaires de ceux et celles qui ont cessé d’espérer, de croire aux «  »miracles » » de l’urbanisme et autres sciences du gouvernement. La création constante de mondes n’est pas un problème sinon un besoin vital dont on décide de se charger ou que l’on délègue à l’oppresseur.

Les droits de l’homme rendent-ils idiot ? de Justine Lacroix & Jean-yves Pranchere

By notaz / On / In Lus, Pensée non paresseuse, Politique

Les droits de l’homme sont régulièrement assimilés à une bien-pensance qui conduirait à la crétinisation des esprits. La liberté de l’individu serait responsable de la dissolution des liens sociaux, de la montée des incivilités, de la domination néolibérale. Les droits contemporains signeraient la fin du politique, car ils ne seraient que des revendications égoïstes détachées de toute délibération collective. Il est temps de répondre à ce fatras de reproches. Non, les droits de l’homme ne font pas de nous des malotrus, ni de mauvais citoyens, et ils ne se confondent pas avec le néolibéralisme. Au contraire, il est urgent, aujourd’hui que la tentation autoritaire s’étend, de donner aux droits de l’homme leur pleine signification. Réplique aux confusions ambiantes, ce livre voudrait servir de boussole démocratique pour des temps troublés.

Justine Lacroix est professeure de science politique à l’Université libre de Bruxelles. Jean-Yves Pranchère est professeur de philosophie politique à l’Université libre de Bruxelles. Ils ont publié ensemble Le Procès des droits de l’homme. Généalogie du scepticisme démocratique (Seuil, 2016).

21 Leçons pour le XXIème siècle d’Yuval Noah Harari

By notaz / On / In Economie, Histoire, Lus, Politique

Après Sapiens qui explorait le passé de notre humanité et Homo Deus la piste d’un avenir gouverné par l’intelligence artificielle, 21 leçons pour le XXIe siècle nous confronte aux grands défis contemporains.

Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l’épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l’Occident, la Chine ou l’Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

Avec l’intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès planétaire de ses deux précédents livres, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects – politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel… Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel, si nous le voulons réellement, nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l’humanité se décide sans nous, nos enfants n’échapperont pas à ses conséquences.

Robespierre : L’homme qui nous divise le plus de Marcel Gauchet

By notaz / On / In Histoire, Lus

Robespierre reste une énigme, et une énigme qui soulève les passions. Il a ses admirateurs inconditionnels et ses détracteurs farouches. A la ferveur pour « l’Incorruptible » des uns répond la répulsion pour le « Tyran » sanguinaire des autres. Cette division reflète l’antagonisme des mémoires de la Révolution française. 1789 et 1793 continuent de symboliser les deux faces opposées de notre événement fondateur : le glorieux avènement de la liberté d’un côté et la dérive dans la Terreur de l’autre. Or Robespierre a pour originalité de faire le lien entre ces deux visages. Le champion des droits du peuple à la Constituante est aussi le pourvoyeur de la guillotine de la Convention montagnarde. Comment passe-t-on de l’un à l’autre ? Rupture ou continuité ? Cest cette question classique que reprend ce livre. Il s’efforce d’y répondre en scrutant minutieusement l’itinéraire de pensée que l’abondant discours robespierriste permet de reconstituer. Un parcours qui éclaire le sens de l’événement révolutionnaire lui-même.

L’Hydre aux mille têtes: L’histoire cachée de l’Atlantique révolutionnaire de Marcus Rediker & Peter Linebaugh

By notaz / On / In Histoire, Lus

Du XVIe au XVIIIe siècle un monstre hante le monde atlantique. Deux figures reviennent avec insistance sous la plume et le burin des architectes de la première mondialisation capitaliste, qu’ils soient princes, prélats, marchands ou planteurs : Hercule et l’Hydre aux mille têtes. Hercule symbolisait pour eux l’ordre, l’autorité et la souveraineté de leur pouvoir. L’Hydre, son antithèse monstrueuse, symbolisait le désordre et la sédition : les multitudes bigarées et rebelles que formaient les hommes et les femmes dépossédés par l’enclosure des communaux, les marins pressés à bord des bâtiments des marines marchande et militaire, les criminels déportés outre-mer, les réprouvés des sectes religieuses radicales, les insoumis et les déserteurs, les boucaniers et les pirates, les esclaves africains…

La thèse avancée par Peter Linebaugh et Marcus Rediker dans L’Hydre aux mille têtes est que ce prolétariat atlantique formait une classe anonyme transnationale, hétéroclite et polyglotte, traversée par une exigence d’émancipation et de démocratie radicale, dont les menées, depuis les niveleurs et les bêcheux de la Première Révolution anglaise jusqu’aux Jacobins noirs haïtiens, provoquèrent l’inquiétude et la féroce répression des pouvoirs en place, et marquèrent profondément leur temps. Sous la plume de Linebaugh et Rediker, l’histoire  » vue d’en bas  » du capitalisme, de l’invention démocratique et des résistances populaires à l’époque de la première mondialisation change donc de perspective : l’Hydre devient la figure du mouvement et de la résistance des multitudes révolutionnaires auxquelles il s’agit, à travers des récits de vies et d’insurrections, de restituer la visibilité et l’importance dont l’histoire les a privées.