Le Cri du Peuple (22 février 1871 – 23 mai 1871) de Maxime Jourdan

By notaz / On / In Histoire, Lus, Politique

Par son tirage considérable, la qualité de ses articles, le prestige et l’aura de son rédacteur en chef, Jules Vallès, Le Cri du Peuple s’est imposé comme le plus célèbre quotidien de la Commune de Paris. S’appuyant sur une lecture minutieuse du journal et sur de nombreuses sources d’archives, l’auteur livre ici au public la première étude d’ensemble de ce qui demeure aujourd’hui encore un modèle de journalisme politique.

Moka de Tatiana de Rosnay

By notaz / On / In Lus, Roman

Ce qu’une mère est prête à faire par amour
À 40 ans Justine mène une vie tranquille entre son mari et ses deux enfants. Mais son existence bascule lorsqu’un chauffard renverse son fils et prends la fuite à bord d’une voiture couleur moka. Grièvement blessé Malcolm sombre dans le coma. L’enquête piétine… La police, faute d’indices est prête à classer l’affaire. Seule contre tous – ou presque –, Justine veut découvrir la vérité. Aller jusqu’au bout, coûte que coûte, pour démasquer le coupable.

Moka entraine le lecteur dans un étourdissant suspense psychologique.

Où atterrir ? de Bruno Latour

By notaz / On / In Essais, Lus, Philosophie

Peut-on continuer à faire de la politique comme si de rien n’était, comme si tout n’était pas en train de s’effondrer autour de nous ? Dans ce court texte politique, Bruno Latour propose de nouveaux repères, matérialistes, enfin vraiment matérialistes, à tous ceux qui veulent échapper aux ruines de nos anciens modes de pensée.
Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien –; et par conséquent dont ils ne voient pas l’immense énergie politique qu’on pourrait tirer de leur rapprochement.

D’abord la  » dérégulation  » qui va donner au mot de  » globalisation  » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l’explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l’entreprise systématique pour nier l’existence de la mutation climatique.
L’hypothèse est qu’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C’est ce qui expliquerait l’explosion des inégalités, l’étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l’État national.
Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D’où l’importance de savoir comment s’orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux.

L’anarchie d’Errico Malatesta

By notaz / On / In Lus, Politique

L’anarchie et Le programme anarchiste sont les deux textes les plus célèbres et les plus fondamentaux parmi tous les articles, pamphlets, tracts rédigés par le penseur et militant anarchiste italien. Ensemble, ils forment ce qu’on pourrait appeler le manifeste anarchiste de Malatesta. Le premier, rédigé en 1884, est un exposé des principes de base de l’anarchisme et un plaidoyer pour l’abolition de la propriété privée et du gouvernement. Le second texte dresse de façon plus détaillée la liste des moyens qui sont à notre portée pour arriver à une société sans Etat ni propriété et qui se divisent en deux catégories : ceux qui relèvent de la lutte économique, comme la grève, et ceux qui mènent à l’abolition de l’Etat et qui relèvent de la lutte politique.

Composer avec les Moutons de Vinciane Despret & Michel Meuret

By notaz / On / In Lus, Science

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Si les moutons traînent derrière eux une réputation d’animaux stupides, c’est la faute de Panurge. Or les moutons n’adoptent de comportement « moutonnier » que lorsqu’ils sont d’accord et y trouvent de l’intérêt : il n’y a pas de moutons idiots, juste des animaux « mal élevés ». Une philosophe et un écologue ont retracé, avec une dizaine de bergers, une aventure rarement évoquée, celle où des animaux apprennent à des humains à leur apprendre. Leur objectif : comprendre comment cet apprentissage se construit.
Cet ouvrage révèle un fait peu connu : bergers et brebis sont engagés dans une conversation permanente, faite d’apprentissages réciproques et de respect. Ensemble, ils créent de la cohérence et cultivent l’idée de ce que peut être la possible beauté du monde. Les moutons font mieux : ils réalisent cette idée. Et ils le font, notamment, en mangeant.
Composer avec les moutons, voilà ce qu’apprennent à faire, au quotidien, ces bergers. Humains et animaux s’engagent ensemble dans la création, non seulement d’un accord, mais également d’un éthos des manières d’habiter le monde. Tout un art de reconstruire l’étoffe un peu partout abîmée des continuités sensorielles. C’est cela aussi, composer avec les moutons.